Florence Gérémy, jugée pour plusieurs affaires d'escroquerie au tribunal de Basse-Terre

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Tribunal de Basse-Terre
Au Palais de Justice de Basse-Terre ©4LP

Florence Gérémy, tristement connue pour son rôle dans le meurtre d'Alain Célini, passait devant la chambre correctionnelle du tribunal de Basse-Terre, cette fois, pour plusieurs affaires d'escroquerie. 

Abus de confiance, escroquerie, vol, falsification de chèques, les chefs de prévention retenus par la chambre désignent des faits qui se sont tenus entre 2009 et 2012.

À chaque fois, le procédé est similaire. Florence Gérémy se fait passer pour un conseiller financier au réseau bien établi, agissant dans le domaine de l'immobilier. Elle proposait ensuite la vente ou la location d'un bien à un prix avantageux. Une fois une partie de l'argent versée, elle disparaissait laissant ses clients les poches vides et sans biens. Certains auraient perdu jusqu'à 100 000 euros dans l'affaire.

Repentante mais contestataire

C'est à travers un écran, depuis le centre pénitentiaire de Baie-Mahault, où elle est détenue pour l'affaire du meurtre d'Alain Célini, que Florence Gérémy assiste à son procès. Tout au long des débats, elle a reconnu la majorité des faits qui lui étaient reprochés, tout en contestant les montants en jeu.

Mais quand la juge lui demande ce qu'elle pense de ses actes, la prévenue va fondre en larmes en assurant regretter ses méfaits dont elle réalise la gravité depuis sa détention. Elle ira jusqu'à assurer que la femme d'alors n'existe plus. Un discours sur lequel va jouer l'avocat de la défense pour rappeler à quel point cette détention a dégradé sa relation avec ses parents.

Des victimes humiliées

De belles paroles qui n'atteignent pas ses victimes. Toutes se sentent humiliées d'avoir fait confiance à Florence Gérémy et de s'être laissées ainsi berner. D'ailleurs, sur la trentaine de personnes concernées par l'affaire, seules treize ont eu le courage de se porter partie civile et trois ont assisté au procès.

Le procureur de la république préconie 3 ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire avec obligation de rembourser les victimes. Le jugement, lui, sera rendu le 12 janvier prochain.