Les Guadeloupéens veulent encadrer la reprise du tourisme

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Sainte-Anne vue du ciel
©Capture Deejay Lord
Comment remettre la machine du tourisme en marche après plus de trois mois de panne forcée ? C’est l’énigme qui occupe les professionnels du secteur. Pour tenter d’y voir plus clair, le CTIG a diligenté une étude auprès de l’institut Qualistat.
 
A l’heure où l’industrie touristique compte les morts et les blessés de l’après Covid-19, le Comité de Tourisme des Iles de Guadeloupe a commandé une étude auprès de l’institut Qualistat afin de mieux comprendre la manière dont les Guadeloupéens perçoivent non seulement l’activité touristique et surtout son redémarrage. Les premières conclusions montrent qu’ils désirent une reprise contrôlée et progressive.
 

Les Guadeloupéens peu intéressés par un tourisme de masse

Réunis ce mercredi matin (15 juillet) à l’espace régional du Raizet, les principaux acteurs du tourisme ont très attentivement suivi le compte-rendu du premier volet d’une étude globale sur la manière dont les Guadeloupéens perçoivent la reprise des activités touristiques sur leur territoire. Les premières conclusions sont surprenantes. Les temps changent. Jusque-là réticents au tourisme de manière globale, les Guadeloupéens sont désormais conscients du potentiel économique du secteur et souhaitent bel et bien son développement.
Cependant, la crise sanitaire a démontré, selon eux, qu’il ne fallait pas sacrifier l’archipel à cette industrie. Ainsi, s’ils se sentent prêts à accueillir de nouveau les touristes, ils ne veulent pas que cela s’inscrive dans la stratégie d’un tourisme de masse.
 

La croisière ne s’amuse plus du tout

De même, leur positionnement quant aux activités de croisière – pourtant très populaires avant la Covid-19 – a fortement évolué. S’ils sont favorables au retour des bateaux à quai, ils ne se voient pas forcément y monter et expriment clairement leur méfiance quant aux tarifs promotionnels pratiqués. D’ailleurs, le baromètre indique clairement que l’image de la compagnie Costa Croisières a été fortement égratignée auprès de la clientèle. Aussi, un tarif plus élevé avec la garantie de mesures sanitaires strictes à bord pourraient constituer des facteurs favorables à la reprise du secteur.
 

Vakans o péyi

Un volet de l’étude s’attarde sur le tourisme intérieur et là encore les premières conclusions sont en demi-teinte. Pour une partie du panel, les vacances ne se conçoivent pas en Guadeloupe. Le dépaysement passant obligatoirement par le voyage, ils entendent décaler leurs congés vers les vacances de Noël en restant attentifs à l’évolution de la situation. Les autres au contraire veulent (re)découvrir l’archipel et consentiront à réserver des vacances auprès des professionnels du territoire. Les deux tendances pointent toutefois le prix de la destination qui reste encore plus élevé que les packages all-inclusive vendus à destination des îles voisines.
Une reprise naturelle, contrôlée mieux cadrée et sainement équilibrée entre tourisme extérieur et intérieur seraient la recette d’un redémarrage efficace selon le panel. Des données importantes que les professionnels devront confronter à leur réalité économique.
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