Les communautés d'agglomération au pied du mur pour relever le défi de l'eau

consommation
communauté d'agglomeration  de la Guadeloupe 2
La lettre du ministre des Outremers annonçant la dissolution du SIAEAG au 1er décembre prochain a provoqué un choc du côté des communautés d'agglomération qui doutent de leur capacité à pouvoir s'organiser pour prendre la suite dans un délai si court. 
Si on écoute les présidents des EPCI, la tâche est impossible.
Et ce pour deux raisons : la première est organisationnel. Il faudrait créer une structure capable de gérer l’eau et l’assainissement sur chaque territoire, et ce en moins de 55 jours. Impossible assurent la CARL et la CANBT, le délai est trop court. La CANGT pourrait en revanche s’appuyer sur RENOC qui assure déjà ce service public.
La seconde raison est financière. Les EPCI ont l’obligation de reprendre les agents du SIAEAG et de RENOC. Des agents qui conservent leurs salaires et autres acquis sociaux.
Pour la CARL: cela constitue « un péril financier majeur » selon un rapport interne réalisé en octobre 2019.  L’auteur écrit je cite « la dissolution du syndicat occasionnerait de facto un assèchement total de la trésorerie de la CARL en près d’un semestre et soulèverait mécaniquement des difficultés sur les autres politiques publiques stratégiques portées par l’EPCI ».  Bref à entendre les élus, ce serait la fin d’un système
Usine d'eau


Le profil d'Eau d'Excellence 

L’Etat explique déjà depuis plusieurs semaines aux EPCI qu’ils pourraient se rapprocher d’un opérateur qui existe déjà et avec lequel ils ont en commun des usines de production, un réseau d’adduction d’eau, voir d’anciens collègues, vous l’aurez compris, il s’agit d’Eau d’Excellence, opérateur de Cap Excellence.  Eau d’excellence, qui, selon des sources concordantes, aurait l’an passé déjà discrètement récupéré les fichiers clientèle et DRH du SIAEAG
Bref, au final, on aboutirait à une solution guadeloupéenne. Reste auparavant à régler quelques problèmes d’égo…  à 5 mois des élections régionales. Et là, nos élus vont devoir faire très attention car l’eau est désormais un facteur politique déterminant qui peut à la fois assurer une victoire et précipiter une défaite.       

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Réactions des EPCI :
 
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