Pauvreté : le Conseil départemental intensifie son assistance aux services d’aide à la personne

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Visite du conseil départemental à ses partenaires sociaux
©Priscilla Romain
Ce jeudi 16 juillet, la présidente du Conseil départemental, Josette Borel-Lincertin, a consacré une journée à la visite de ses partenaires sociaux, afin de faire le point sur leurs besoins logistiques et financiers après l’effort supplémentaire consenti lors de la crise sanitaire.
Entre deux énormes étagères de denrées alimentaires, Josette Borel-Lincertain écoute attentivement les bénévoles et Pierre Lubin, le directeur de la banque alimentaire de Guadeloupe. Les difficultés économiques qui ont suivi la crise sanitaire ont considérablement augmenté le volume d’activité de l’organisme et révélé quelques failles logistiques dans leurs locaux.

"Nous garantissons notre mission, mais nous devons aussi veiller à la sécurité de nos bénévoles et ici, parfois c’est un peu compliqué." constate avec un peu d’embarras Pierre Lubin. Des démarches ont été entamées afin de changer d’emplacement et rationnaliser le fonctionnement de l’organisme mais les fonds manquent encore. La visite de terrain du Département visait précisément à collecter ces doléances afin d’apporter rapidement des réponses concrètes aux associations.
 

Renforcer l’appui financier

Comme toutes les entreprises, l’adaptation au contexte particulier du Covid-19 a demandé aux services d’aide des mesures exceptionnelles auxquelles s’ajoute une augmentation du nombre de demande d’assistance.
En trois mois de confinement, la banque alimentaire a du livrer 10 tonnes supplémentaires de denrées aux épiceries solidaires partenaires dans des conditions difficiles.
Banque alimentaire
©Priscilla Romain
Pour fluidifier son mode opérationnel, Josette Borel-Lincertin propose une dotation supplémentaire de 500 000 euros destinée à la construction d’un nouvel espace logistique et technique de stockage.
 

D’une crise à une autre

L’arrêt des activités économiques a fragilisé des publics déjà très vulnérables. Les services d’aides en plus de gérer les familles qu’ils accompagnent déjà, doivent prendre en compte l’arrivée de ceux que l’on appelle déjà les "nouveaux précaires". Là encore, le Conseil Départemental  interviendra à deux niveaux. D’abord il restera en support des associations mais il a surtout consenti à une rallonge de 7 millions d’euros sur l’allocation du RSA portant l’enveloppe globale de ce budget à 260 millions d’euros.
 
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