Une saison de pêche aux lambis raccourcie cette année

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Pêcheurs de lambis saintois
©E. Stimpfling
Ce 1er octobre marque l'ouverture de la saison de pêche aux lambis. Initialement, elle durait 4 mois. Cette année, les marins-pêcheurs n'auront que deux mois de pêche autorisée : d'octobre à novembre.

C'est l'un des mets les plus appréciés des Guadeloupéens... Un met à déguster dès ce 1er octobre. La saison de pêche aux lambis est officiellement ouverte. Une annonce faite par le comité régional des pêches, le 1er septembre dernier, qui comporte une exception de taille... 

Cette année, au lieu des quatre mois d'autorisation, les professionnels ne pourront pêcher le mollusque que durant deux mois : du 1er octobre au 30 novembre 2022.

©Guadeloupe

En dehors de cette période, la pêche sera tout simplement interdite. 

Une décision qui n'est pas surprenante, dans la mesure où la pêche aux lambis, traditionnelle qui se pratique en apnée et au trémail, a été victime de surexploitation et la ressource se fait de plus en plus rare.

C'est pour cela que le 20 février 2020, le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins des îles de Guadeloupe, proposait au préfet de ne pas ouvrir la saison du lambi. Une mesure prise pour trois ans. Or, l'année suivante, à la surprise générale, le comité, très partagé, annonçait une réouverture. 

Le sujet fait débat au sein de la profession. Si beaucoup reconnaissent que la ressource est particulièrement moins importante d'année en année, ils sont nombreux à mettre en avant le manque à gagner et la concurrence indirecte des produits congelés.

La pêche aux lambis constitue l’une des pêches les plus rentables après l’oursin blanc et la langouste. Le mollusque se négocie entre 20 et 25 euros le kilo. Un prix qui favorise également un trafic illégal en provenance des îles anglophones avoisinantes à la réglementation beaucoup plus souple, voire inexistante.

Qu’il s’agisse de la pêche illégale du lambi ou de la détention illégale de ce coquillage les contrevenants s’exposent à des amendes administratives et des sanctions pénales qui peuvent aller jusqu'à 22 500 € et six mois d’emprisonnement.