Le permis Rexma contesté par le ministère de l'Ecologie

orpaillage
Sa¨l, vue aérienne
Une vue aérienne de Saül ©Gepog.org
La ministre, Delphine Batho, n’a pas du tout apprécié cette autorisation minière accordée en bordure du parc amazonien, dans une zone interdite à l’activité minière dans le SDOM, le Schéma Minier.
Jusqu’à présent, aucune réaction du ministère du redressement productif sur le dossier Rexma, Arnaud Montebourg, le ministre qui a signé le permis minier controversé à Saül n’a pas répondu à nos demandes d’interview. Mais aujourd’hui, dans un article à paraître dans le quotidien Le Monde, un ministère directement concerné s’exprime : c’est celui de l’Ecologie et du Développement Durable.

Un permis d'orpaillage sur un hotspot de la biodiversité mondiale

Au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, on se dit très surpris par ce permis minier accordé à Rexma : « Nous avons été mis devant le fait accompli, nous l’avons découvert  au journal officiel », indique-t-on dans l’entourage de Delphine Batho, la ministre de l’écologie. Une publication au Journal Officiel qui remonte au 11 décembre dernier : « Nous souhaitons que l’Etat reconsidère sa procédure et que cela permette de consulter le ministère de l’écologie », ajoute t-on du côté de Delphine Batho, « Car il y a une contradiction avec le schéma minier, mais aussi le fait qu’on est à l’endroit du permis sur un hotspot de la biodiversité mondiale », conclue l’équipe ministérielle. Un hotspot est une aire géographique représentative de la richesse en biodiversité.
 
Et de souhaiter qu’à l’avenir, ce type d’autorisation passe nécessairement par le ministère de l’écologie, ce qui pourrait être imposé par le futur code minier.
Comme en 2006, le ministère de l’industrie, rebaptisé "redressement productif" aujourd’hui, et l’écologie sont donc opposés sur ce dossier et pour le moment, clairement, c’est l’industrie qui l’emporte.