Quelles suites pour les sinistrés du littoral montjolien?

patrimoine
Plage Apcat
Le lendemain de la forte houle du 14 janvier ©CL
La mer est revenue au calme et les sinistrés des plages de Montjoly doivent maintenant faire face aux dégâts subis lors de la grosse marée du 14 janvier. Le maire Jean Ganty affirme que l'Etat doit prendre des mesures de protection pérennes. 
Le Conseil Municipal de Rémire-Montjoly a adopté mercredi soir le principe de venir en aide aux personnes victimes de la forte marée de lundi soir. Des habitants installés en bordure de plage ont vu déferler la mer dans leurs maisons. Certains ont même du quitter les lieux.
Par le passé la commune de Rémire-Montjoly, la plus touchée de Guyane, par l'érosion marine a du faire face à des situation similaires et a contribué financièrement aux travaux d'enrochements réalisés par la plupart des propriétaires concernés.
Plus globalement d'autres faits identiques sont à craindre. La Guyane serait en période de désenvasement et la mangrove cède le pas face aux coups de boutoirs de l'océan qui, depuis quelques semaines réapparaît le long de Cayenne. Par ailleurs les climatologues constatent une montée des eaux des océans suite à la fonte des glaciers. Le littoral guyanais devrait subir des transformations notables qui pourraient avoir une incidence certaine sur l'amenuisement des plages ou tout au moins leur changement de physionomie complet.
Pour le maire Jean Ganty, la charge d'équipements de protection des plages ne peut incomber à sa seule compétence. La préservation du littoral est du ressort de l'Etat, il lui appartient donc de prendre toutes mesures nécessaire à sa protection. En attendant la commune a mis en oeuvre la procédure de catastrophe naturelle qui permettrait aux victimes d'être mieux indemnisées 

Mais dans l'immédiat, les riverains pour certains regroupés en association vont devoir trouver des solutions pour faire face aux éléments naturels.

Le maire Jean Ganty interviewé par Ingrid Sossé