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Manoelzinho nie les meurtres de deux militaires à Dorlin

le 19 février à Macapa Manuelzinho et l’un de ses complices ont été auditionnés au Brésil par un enquêteur français sur la mort des deux militaires de Dorlin à la demande du juge d’instruction de Fort de France. Le chef présumé de la bande de Dorlin est détenu depuis fin juillet.

© guyane 1ère
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  • Laurent Marot
  • Publié le , mis à jour le
Le 19 février, Manuelzinho » et son complice présumé alias  « Brabinho » ont été transférés de leur prison vers une salle du tribunal fédéral de Macapa.
Les deux hommes assistés de leur avocat ont été interrogés par un  enquêteur français, accompagné par la magistrate de liaison de l’ambassade de France. Côté brésilien, étaient présents un juge et un représentant du ministère public fédéral. Selon nos informations, Manuelzinho a reconnu être allé en Guyane mais il a nié tout lien avec les meurtres de Dorlin quant aux aveux filmés après l’arrestation par la police brésilienne, ils auraient été motivés par la peur, suite à des mauvais traitements infligés par les policiers, a-t-il prétendu. Et s’il avait sur lui un revolver, c’était pour se protéger. Il a démenti avoir eu des armes de guerre mais le petit Manuel a cessé de répondre aux questions quand on lui a montré une photo où on le voit en Guyane avec à ses pieds des fusils d’assaut, du type de ceux utilisés à Dorlin.

« Manuelzinho » et « Brabinho » sont détenus au Brésil pour deux meurtres commis à Dorlin sur des brésiliens, la justice française s’est dessaisie de ces deux cas pour les transmettre à la justice brésilienne.
Manuelzinho et sa bande sont soupçonnés de douze homicides en Guyane. Sept personnes sont détenues dans cette affaire, au Brésil, en Guyane, en Martinique et au Surinam.
L'affaire Dorlin

le 27 juin 2012 deux militaires trouvaient la mort  sur le site d'orpaillage de Dorlin suite à une embuscade de Guarimpiros. Pris pour cible dans la forêt sur le territoire de la commune de Maripasoula deux sous-officiers du 9e RIMA, le caporal-chef  Sébastien Pissot, 32 ans et l'adjudant Stéphane Moralia âgé de  29 ans succombent et trois gendarmes sont blessés. 
Pourchassés pour meurtres organisés en bande par l'armée et les gendarmes, les auteurs présumés dont le chef de bande est Ferreira Manoel Moura alias Manoelzihno, âgé de 25 ans sont arrêtés le 27 juillet 2012, un mois plus tard, à Macapa par l'armée brésilienne.

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