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Le tressage des rameaux à la mode

culture
Un rameau de Pâques
Un tressage savant pour ce rameau ©guyane 1ère
Le dimanche des rameaux les catholiques font bénir leurs rameaux à la messe. Les fidèles les achètent au marché mais avant ils les fabriquaient eux-mêmes. Le Musée des Cultures Guyanaises a organisé un atelier de tressage pour perpétuer la tradition. Une offre qui a séduit le public.
Pâques approche et tandis que beaucoup s'affairent en Guyane à la préparation du bouillon d'awara, le plat traditionnel dégusté pour cette fête, d'autres se préparent à faire bénir leurs rameaux ce dernier dimanche de carême. Plutôt que de se les procurer au marché, des fidèles et des curieux ont décidé d'apprendre à tresser eux-mêmes (en majorité des femmes et des filles) leurs feuilles de palmiers et se sont inscrits à l'atelier de tressage organisé pendant 3 jours au Musée des Cultures Guyanaises.

Une tradition en perdition

Pour l'animatrice Michelle Edwige, organisatrice de l'atelier, il s'agissait de redonner goût à une tradition qui se perd. Auparavant les grands-parents, les parents transmettaient ce savoir faire : tresser des feuilles de palmiers pour fabriquer des rameaux artistiques en utilisant généralement la feuille du palmier maripa réputée plus tendre et malléable. Toutefois l'habitat urbain ne facilite pas l'accès direct à la nature et ainsi les traditions se perdent. Mais au 54 rue Mme Payé (la maison de Mme Payé)  à Cayenne, le musée a acquis une maison créole et l'a entièrement restaurée. Elle est le devenue le lieu privilégié de l'apprentissage des savoirs-faire créoles.
Augustine Laigné, originaire de la commune de Régina a animé un atelier de tressage de la feuille de maripa comme sa grand-mère lui a enseigné, tandis que Lo Samantha, d'origine h'mong, 20 ans, a montré la technique laotienne apprise auprès de son père et de ses grands-parents. 
Cet atelier a été suivi avec application voire enthousiasme par des apprentis de tous âges y compris les scolaires. Un succès de plus pour les animateurs du musée qui ne ménagent pas leur peine pour intéresser le public aux différentes traditions de Guyane.


Reportage de Vanessa Porphyre


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