Le préfet Denis Labbé quitte la Guyane

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Préfet Denis Labbé 1
©guyane 1ère
Dernier discours du préfet de Guyane hier devant un parterre d’élus et de responsables administratifs. Avant de prendre l’avion demain pour quitter la Guyane après deux ans et un mois en Guyane, Denis Labbé est revenu sur son action. Un bilan où pointent des satisfactions et des regrets.
Le préfet s’est réjouit d’avoir pu contribuer à engager l’Etat dans le chantier de l’échangeur de Balata piloté par la collectivité régionale. Denis Labbé a salué la réalisation de la toiture neuve de l’ancien hôpital Jean Martial en cours de réhabilitation grâce à un cofinancement  du conseil général, la région et l’Etat. Le préfet a aussi souligné les avancées de la coopération transfrontalière. Certes l’orpaillage clandestin n’est pas éradiqué toutefois, en deux ans, le dispositif a évolué avec le début de la stratégie d’installation des légaux à la place des illégaux. Mais deux ans et un mois passés en Guyane, une période bien trop courte pour voir les effets de certaines actions, notamment l’installation d’opérateurs miniers sur les anciens sites des garimpeiros, a regretté Denis Labbé. Autres regrets : ne pas avoir pu boucler le plan d’accompagnement du parc amazonien, et n’avoir pas réussi à lancer la remise à neuf de la route du barrage de Petit-Saut, très dégradée par endroits et toujours sans statut.
Camopi en accès libre
Au cours de son discours hier soir, le préfet a annoncé sa décision de sortir le bourg de Camopi de la zone d’accès réglementé. Cette zone existe depuis les années 70, notamment pour préserver la santé et les modes de vie des populations de l’intérieur. Toute personne souhaitant se rendre au sud de la ligne Maripasoula-Camopi doit encore aujourd’hui être porteuse d’une autorisation préfectorale. La nouveauté, c’est donc que le bourg de Camopi et quelques petits villages autour sortent de cette zone  d’accès réglementé. Denis Labbé a signé récemment un arrêté en ce sens.
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