Région : nette augmentation des investissements en 2012

politique
La cité administrative régionale de Guyane
©CR Com
La région a voté mercredi matin les délibérations du congrès sur la collectivité unique. Le conseil régional a également adopté le compte administratif 2012. Un document important, qui informe les élus sur la réalité des dépenses et des recettes de la collectivité l’année précédente.
Résultat de ce compte administratif 2012 : une forte croissance des dépenses de fonctionnement, tout comme des investissements. Les postes de dépenses régionales en plus forte croissance en 2012 concernent la formation professionnelle, l’enseignement, la culture, les sports et loisirs en revanche, l’action économique accuse une baisse de 23 %.
 

Un compte administratif pas adopté par l’opposition

Ce compte administratif a été voté par la majorité régionale. Parmi l’opposition, les élus de Walwari ont voté contre. Le reste de l’opposition, dont le groupe MDES, s’est abstenue
Plus 14 % pour les dépenses de fonctionnement avec un taux de réalisation de 75 %, en progrès plus 22% pour les investissements tout cela sans emprunter, car la majorité puise dans son fond de roulement, qui s’élevait à 69 millions d’euros fin 2011. De grosses sommes héritées de l’équipe précédente qu’il fallait dépenser.  Malgré tout, l’élu d’opposition Marc Monthieux, du MDES, reste sur sa faim. Selon lui l’action économique est en diminution, les actions engagées sont faiblement réalisées.
Même son de cloche chez Line Létard, du groupe d’opposition «Démocratie et Probité » qui déplore que le taux de réalisation en matière économique, de formation professionnelle et d’aménagement du territoire soit extrêmement bas et peu satisfaisant.
 

Une procédure judiciaire pour renégocier les prêts toxiques

Des critiques farfelues, rétorque le président du conseil régional Rodolphe Alexandre : 

Réaction de Rodolphe Alexandre

Pour continuer à investir, la région veut se désendetter avec une action en justice pour se sortir du guêpier de plusieurs emprunts dit « toxiques », dont les taux variables ont flambé et coûtent très chers en intérêts à la collectivité.
Un million 93 mille euros. C’est le surcoût en 2012 pour la région résultant d’emprunts dit « toxiques ». Des emprunts à taux variables contractés sous l’équipe précédente  auprès de la banque franco-belge Dexia Crédit Local et renégociés en 2006/2007. Les taux variables ont flambé et coûtent très chers en intérêts à la collectivité. La région va donc lancer une procédure judiciaire pour tenter de revenir à des taux fixes, moins coûteux. Le président de région a évoqué ce point hier lors de l'examen du compte administratif 2012.
A noter qu’en début d’année, le conseil général de Seine-Saint Denis a obtenu devant le tribunal correctionnel de Nanterre l’application du taux légal pour trois prêts contractés auprès de Dexia Crédit Local. Le tribunal s’est appuyé sur un point de forme, l’absence du taux effectif global sur les précontrats, pour modifier à la baisse le taux des prêts.