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Le Maire de Saint-Laurent face à la justice à Fort de France

C'est le procès de l'année pour la Guyane et il commence demain au palais de justice de Fort de France. Il s'agit de l'affaire des marchés présumés truqués de la Communauté des Communes de l'Ouest Guyanais, la Société d'Economie Mixte de l'Ouest Guyanais et de la mairie de St Laurent.

Le tribunal correctionnel de Fort de France © Laurent Marot
© Laurent Marot Le tribunal correctionnel de Fort de France
  • Laurent Marot
  • Publié le , mis à jour le
Une audience prévue sur cinq jours, jusqu'à mercredi prochain devant le tribunal correctionnel. Le procès se déroule en Martinique car le dossier a été confié à la JIRS, la Juridiction Inter Régionale Spécialisée, basée à Fort de France. C'est l'aboutissement judiciaire d'une affaire qui a défrayé la chronique en Guyane depuis 2004, avec dix prévenus, dont l'ancien ministre UMP du tourisme, maire de Saint-Laurent du Maroni, Léon Bertrand.


Une affaire qui démarre en 2004

Le 22 juillet 2004, l'épouse de Myrtho Fowell, le directeur financier de la CCOG, signale la disparition de son mari, une disparition jamais élucidée. Mais les enquêteurs découvrent 12 marchés de la CCOG dont l'attribution est suspecte depuis ils s'intéressent à la SENOG, la Société d'Economie Mixte de l'Ouest Guyanais et à l'agence Ouest Voyages. La justice soupçonne des attributions préférentielles de marchés publics à des entreprises, en échange de pots de vin pour des dirigeants de la CCOG ou de la SENOG. Les faits visés par la justice se passent entre 2003 et 2009. Le directeur de l'époque de la CCOG s'appelle Augustin Tosah Be-Nza, le directeur de la SENOG, Guy Le Navennec et le chef de cabinet de l'ancien ministre du tourisme Léon Bertrand, Richard Cheung A Long. 
 
Début 2009, Augustin Tosah Be-Nza, le directeur général de la CCOG décrit aux enquêteurs un système de corruption piloté par Léon Bertrand, avant de se rétracter quelques mois plus tard. Président de l'entité depuis 2001, l'ancien ministre du tourisme soutient ne pas avoir été au courant de ces pratiques présumées illégales. Mais pour la plupart des personnes entendues lors de l'enquête, Léon Bertrand était bien celui qui décidait directement ou via son homme de confiance, Augustin Tosah Be-Nza.

Pour rappel, fin 2009 début 2010, l'ancien ministre, son chef de cabinet, les directeurs de la CCOG et de la SENOG ont passé trois mois et demi en détention provisoire à Ducos. Les dix prévenus sont présumés innocents jusqu'au jugement.

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