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[vidéo] La tension monte entre le maire Marie-Laure Phinera-Horth et les habitants de la Réno

A Cayenne pour les habitants de la Réno, pas question de démolir leurs maisons. Mais pour le maire de Cayenne, ces démolitions sont nécessaires car elles font partie du PDRU. Habitants et équipe municipale devaient se rencontrer lundi après-midi. La réunion n’a pas eu lieu et la tension monte.

© guyane 1ère
© guyane 1ère
  • Marc Opolo
  • Publié le , mis à jour le
Les habitants de la Rénovation Urbaine demandent l’arrêt immédiat des démolitions. Le maire Marie-Laure Phinérat-Horth répond que le PDRU (projet de rénovation urbaine) est important pour la ville de Cayenne, il doit suivre son cours. Autrement dit, les démolitions doivent continuer. Cela ressemble à un bras de fer. Municipalité et habitants semblent être dans une impasse. Leur rendez-vous manqué de ce lundi le prouve. Le maire doit rencontrer les représentants du groupement des collectifs des habitants de la Rénovation Urbaine, de la Rénovation Urbaine 4, de Mirza et des Floralies. Les courriers sont envoyés aux collectifs et Marie-Laure Phinéra-Horth s’attendait à recevoir dans son bureau trois représentants du groupement. Mais lorsque ces derniers sont arrivés, ils étaient dix à vouloir s’entretenir avec le premier magistrat.
 

Rendez-vous manqué


Résultat, pas de réunion. « Nous avons voulu respecter la réglementation, à savoir l’article 44 du code de la Construction de l’habitat. C’est-à-dire que le collectif devait se présenter avec trois représentants », souligne Marie-Laure Phinéra-Horth. Du côté des habitants, on estime que le nombre 3 n’est pas assez représentatif. « Nous sommes un groupement de cinq collectifs ou associations. Chaque collectif représente un quartier. Chaque quartier a des problématiques différentes. C’est pour ça que chaque collectif a élu deux ou trois représentants pour défendre le quartier », expliquent les membres du groupement.
 

Dialogue de sourds

Quoiqu’il en soit, les deux parties donnent l’impression de ne pas être sur la même longueur d’ondes. La réunion aurait vraisemblablement été un dialogue de sourds. La municipalité qui doit réaliser le PDRU, voulait expliquer aux habitants l’importance du projet. Le groupement de collectifs, de son côté, qui n’a que faire du PDRU, allait demander au maire l’arrêt immédiat des démolitions. Mais comment entrevoir une issue dans un tel bras de fer. La collectivité n’est pas prête d’abandonner son projet qui rassemble autour d’elle plusieurs partenaires comme l’Etat, le Département, la Région, et aussi un bailleur de fonds la Siguy (la Société Immobilière de la Guyane).
 

Sortir absolument de l’impasse

Mais Marie-Laure Phinérat-Horth en est consciente, il faut sortir de l’impasse et trouver une solution avec les habitants. Ces derniers n’ignorent pas l’importance du projet pour la ville. Ils savent qu’il consiste à rénover et améliorer le cadre de vie dans les quartiers dits sensibles. Autrement dit, un projet qui consiste à lutter contre l’insalubrité. Cependant, tous estiment que le maire se trompe de lieu : leurs quartiers ne sont pas insalubres. Selon eux, le premier magistrat devrait chercher ailleurs pour trouver les vraies poches d’insalubrité dans sa ville.
Le feuilleton ne s’arrête pas avec cette réunion annulée. Pour le maire, il est inconcevable que le projet de rénovation urbaine n’aille pas à son terme. Les habitants, de leurs côté, vont solliciter l’arbitrage du Préfet Eric Spitz en l’invitant à venir visiter les quartiers concernés par les démolitions.
 
Reportage Thierry Merlin

Les réactions du collectif et du maire
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