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Nicole Bricq : « On a mis la charrue avant les bœufs »

politique
Nicole Bricq et le deux sénateurs
Nicole Bricq et les sénateurs Antoinette et Patient ©Franck Leconte
Avant de s’envoler pour Paris, la ministre du Commerce Extérieur a rencontré les acteurs du Programme Opérationnel amazonien de coopération transfrontalière. Elle s’est intéressée à un bilan de la première période écoulée avant de fixer les objectifs pour 2014-2020
Dès sa prise de parole, la Ministre a prévenu : elle est connue pour son franc-parler. Nicole Bricq n’a en effet pas tourné autour du pot après la présentation du programme opérationnel (PO) amazonien. Elle a posé deux questions. La première pour savoir qui est réellement le pilote à bord de cette opération. Réponse un peu embarrassée de la part d’une assemblée un peu cueillie à vif : l’opération est totalement déconcentrée, mais le conseil régional plaide pour plus de responsabilités.


1er bilan : peut mieux faire

La deuxième question avec autant de franchise a eu le mérite de mettre plus à l’aise les intervenants. Nicole Bricq a demandé le bilan de la première phase du PO, du point de vue des entreprises. Le président de la chambre de commerce, Jean-Paul Le Pelletier, a reconnu que le PO n’a pas été utilisé à un niveau satisfaisant car la Guyane n’a pas encore un « esprit d’export », mais aussi car « il n’y a pas d’axe d’échange naturel avec nos voisins ». Et Jean-Paul Le Pelletier d’exposer les craintes de domination commerciale de la part du Suriname, ou le désintérêt des états du Nord du Brésil pour ce qui se passe de ce côté de l’Oyapock.
La prochaine programmation (2014/2020) disposera d’un financement plus important (32 millions d’euros contre 17,1 millions pour le précédent) apporté essentiellement par des fonds européens. Nul doute qu’une remise à plat est souhaitée : « On a mis la charrue avant les bœufs » a déclaré la ministre, dénonçant un manque de cohésion et l’absence de stratégie dans la politique commerciale.
 
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