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"Faux papas chinois": un employé de mairie au centre du dispositif

justice
Les chinois sur le banc des accusés
©Laurent Marot
Parmi les 21 prévenus dont 15 chinois , José Mariéma, surnommé « Soufrans ». Cet employé de la mairie de Kourou est soupçonné d’avoir servi d’intermédiaire entre les chinois sans papier, les mères célibataires, des agents de la mairie de Kourou et de la préfecture.
Les débats du procès des "faux papas chinois" ont commencé hier après-midi, la salle ayant été prise le matin par l’audience d’installation de six nouveaux magistrats. Parmi les 21 prévenus qui devront être entendus, 15 ressortissants chinois, 2 employés de la mairie de Kourou et 2 fonctionnaires de préfecture.


Il recherchait des mères consentantes, pas plus!

Devant les juges, José Mariéma reconnait avoir été sollicité par un chinois pour trouver des femmes françaises avec des enfants non reconnus par le père, mais sa responsabilité s’arrête là, selon lui. Sur les six prévenus chinois interrogés hier, deux l’ont reconnu formellement…« C’est bien à lui que j’ai remis 35000€ pour un titre de séjour de 3 mois, explique Aicheng Jin. 20000€  économisés en 16 ans de travail en Chine, le reste prêté par des proches, précise t-il… « A aucun moment je n’ai eu de contact avec ce monsieur », rétorque José Mariém. Selon l’enquête, en 2007, au plus fort du trafic présumé, le prévenu a lancé la construction d’une maison, payant ses ouvriers en liquide.  Les enquêteurs ont découvert 31 000€ sur un placement au Luxembourg. Et les relevés téléphoniques font apparaître 45 appels entre José Mariéma et Wu Ling Feng, un commerçant de Cayenne, soupçonné d’être l’un des organisateurs du réseau.

L'audience se poursuit aujourd'hui et la fin du procès est prévue mercredi.
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