« Saint Laurent du Maroni une porte sur le fleuve »

littérature
Saint-Laurent du Maroni, une porte sur le fleuve
©TG
Il paraît que Saint Laurent sera la capitale de la Guyane dans 10 ans- C'est une information avérée  puisque Clémence Leobal dans « Saint Laurent du Maroni une porte sur le fleuve » paru aux éditions Ibis rouge le confirme.

Avec un taux de croissance démographique record de 5 ,1 % par an ,Saint Laurent devrait en 2020 devenir la ville  la plus peuplée du département. Saint Laurent est la deuxième ville de Guyane ,   ville frontière , située face à la commune  surinamaise Albina , bordée par le Maroni véritable autoroute fluviale 

Un livre sur Saint Laurent 

Clémence Leobal a consacré deux ans de sa vie au volontariat civil à l'aide technique au service patrimoine de la Mairie de la deuxième circonscription, deux ans durant lesquels elle a écrit cet ouvrage.  Elle est actuellement doctorante en sociologie à l'Université Paris-Descartes. Dans ce livre, elle évite d'évoquer l'histoire du bagne qui a marqué l’histoire de l’Ouest Guyanais,  préférant se consacrer à son peuplement et ….quelle histoire !
 

Une ville marronne en mutation

Saint Laurent ville frontière a perdu en 49 son statut de commune pénitentiaire, dont elle a conservé sur le plan architectural les charmes désuets. Elle est aujourd’hui classée ville d’art et d’histoire  .Ses premiers habitants étaient Amérindiens, et le lieu s’appelait Kamalaguli.
Soolan du nom en nenge tongo est la seule ville majoritairement habitée  par les populations marronnes,  ces descendants d'esclaves africains qui ont fui vers les berges du Maroni pour se libérer du joug des esclavagistes. Et pourtant Saint Laurent a longtemps été  délaissée par les populations du fleuve préférant les rives surinamaises plus sécuritaires à l’époque .Mais  leurs descendants  finissent par s'installer du côté français suite à la guerre civile du Surinam. Notre système social  également est jugé plus avantageux. Il est à l’époque difficile de prouver sa nationalité française, la notion de frontière et d’appartenance à la France apparaît .Les modalités de recensement sont modifiées par la loi dite du 27 février 2001, dite loi de démocratie de proximité. Des quartiers comme la Charbonnière sont créés, de nouveaux villages amérindiens s’implantent  dans l’ouest. Le fleuve Maroni  est le dénominateur commun.
Le livre fait un état des lieux, et pose les grandes problématiques
à venir …
 
« Saint Laurent du Maroni une porte sur le fleuve »  chez Ibis rouge par Clémence LEOBAL :

Ecoutez la version audio de cette chronique :  
http://guyane.la1ere.fr/emissions-radio/virgule