Un office religieux en mémoire des victimes du séisme en Haïti

social
Monseigneur Emmanuel Lafont
Monseigneur Emmanuel Lafont, évêque du Cayenne en Guyane ©Guyane 1ère
Ce dimanche 12 janvier a eu lieu un office religieux en mémoire des victimes du tremblement de terre qui a ravagé Haïti il y a quatre ans. Présidée par Monseigneur Emmanuel Lafont dans la paroisse Saint-Louis de Mirza, cette messe a rassemblé de nombreux fidèles et élus. 
Il y a quatre ans, le 12 janvier, un violent séisme, de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter frappait Haïti faisant plus de 200 000 morts, 300 000 blessés et plus d'un million de sans-abri. Aujourd'hui le pays est en pleine reconstruction et cette tragédie est encore gravée dans la mémoire collective internationale. 

Une messe appréciée par tous

Nombreux avaient fait le déplacement pour assister à cette messe en l'honneur des victimes de ce tremblement de Terre. Monseigneur Emmanuel Lafont affirme que cet office avait également pour but de mettre en avant l'élan de solidarité mondial les jours et mois qui ont suivi ce drame : "Quand un pays va mal, c'est toute l'humanité qui va moins bien". Un message qui a été entendu par l'ensemble des fidèles et de nombreux élus guyanais présents lors de la cérémonie. 
Le consul d'Haïti a estimé que ce moment de recueillement fût très important et qu'il a souligné une fois de plus la solidarité guyanaise. 

Une reconstruction difficile

Quatre ans après le drame le bilan de la reconstruction est mitigé. Si la majeure partie des sinistrés a été relogée et les rues de Port-au-Princes déblayées des gravats, il reste encore 150 000 sans-abri et les infrastructures sanitaires et administratives sont toujours manquantes. L'actuel premier ministre haïtien est intervenu vendredi en assurant que le gouvernement va "appuyer sur l'accélérateur pour faire avancer les projets en cours" et que "les Haïtiens seront fiers de la reconstruction". L'opposition, quant à elle, déplore qu'une partie importante des aides octroyées ait été dépensée dans l'urgence sans prendre en compte le long terme. 

La reconstruction se poursuit donc difficilement dans un pays qui a dû faire face a une épidémie importante (le choléra) et une crise politique majeure liée à une suspicion de détournement des aides internationales qui ne sont pas arrivées en intégralité. 

Reportage Vanessa Porphyre et Abel Parnasse