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Ils s'inscrivent pour un BTS qui n'en est pas un

éducation
formation CCIG
L'incompréhension demeure pour certains élèves du CFA (Centre de Formation des Apprentis) de la chambre de commerce. Persuadés de s'être inscrits à un BTS, ils préparent en fait un titre professionnel, une équivalence sur le marché du travail qui ne leur permet pas une poursuite des études. 
Depuis la rentrée 2013 la première année du BTS MUC (Brevet de Technicien Supérieur Management des Unités Commerciales) enseignée à la CCIG a été remplacée par le Titre Professionnel GUC (Gestion des Unités Commerciales). Si ce dernier garde la même équivalence sur le marché du travail il ne permet pas une poursuite d'études en licence professionnelle.

Des élèves pris au dépourvu

Certains élèves affirment que la communication faite autour de ce diplôme a été mensongère puisqu'il était mis en avant que l'enseignement était de type BTS. Les entreprises auraient d'ailleurs reçu des lettres où il était question d'effectuer un parrainage avec la formation "BTS GUC". Les jeunes étudiants ont donc le sentiment d'avoir perdu une année et l'argent nécessaire pour couvrir les frais de logement, de transport et d'inscription. 

Un équivalent sur le marché du travail

Les responsables de la formation à la Chambre de Commerce et d'Industrie affirment que le titre professionnel est de niveau bac+2 comme le BTS. Il figure dans le registre des diplômes (le RNCP) et est donc reconnu à sa juste valeur dans le monde professionnel. 

Une différence subsiste

Une conseillère d'orientation considère pourtant que le BTS est différent du TP puisque la poursuite des études n'est pas directement possible avec le second nommé. Seule une Validation des Acquis de l'Expérience permettra d'obtenir un diplôme supérieur.
Certains apprentis sont cependant satisfaits de la qualité de l'enseignement proposé par la CCIG. Il est donc nécessaire d'être vigilant lors des inscriptions post-bac et ne pas hésiter à se rapprocher des conseillers d'information et d'orientation. 

Reportage Vanessa Porphyre et Seefiann Deie

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