Alain Michel, président de l'ACMG contre la création d'une société publique minière

orpaillage
Alain Michel, Président de l'association des Communes Minières de Guyane
©JX
La création d'uns société publique minière suscite des réactions. Le président de l'association des communes minières de Guyane, Alain Michel, se prononce contre la mise en place de cette entité qui lui apparaît archaïque.

1er obstacle : le sous développement structurel de la Guyane

D’abord sur le fond, Alain Michel estime archaïque la constitution d’une société publique minière telle que présentée par le gouvernement. Cette opération écrit-il ne correspond pas à notre situation de sous-développement actuel : absences de routes, de système de communications et encadrement guyanais quasi inexistant. La pertinence porterait plus selon lui sur : le désenclavement des communes minières; l’attribution des aides pour la protection de l’environnement, la mise aux normes des chantiers aurifères légaux et la reforestation des espaces dévastés par l’orpaillage illégal. Il martèle : la constitution d’une telle société devient un obstacle majeur à la prise en main de nos richesses minières prônée par la Fédération des Opérateurs Miniers de Guyane.
 

2ème obstacle : une organisation administrative inadaptée

Le président de l’association des communes minières considère comme de la poudre aux yeux les organes consultatifs retenus dans le projet. Ils sont sources de divisions qui opposeront à dessein dit-il la société civile aux élus. Sur les dividendes, Alain Michel ne croit pas qu’ils puissent être valablement réinvestis en Guyane au regard des coûts des projets promis, les guyanais auront droit, selon lui, à quelques dérisoires miettes. Enfin sur les enjeux financiers, il indique que 32 millions d’euros pour un projet d’envergure en Guyane, employant 350 salariés est irréaliste. Pour un projet tenant la route, les évaluations sont au bas mot soutien Alain Michel de 90 millions d’euros.