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Le cri de désespoir d'un chef indien brésilien

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Raoni
Il y a deux jours le chef indien Raoni Metuktire était à Paris pour alerter la population française et internationale sur les conséquences dramatiques engendrées par la construction d'un barrage en plein coeur de l'Amazonie. Il s'inquiète pour le futur des populations locales et de ses enfants. 
Le barrage Belo Monte  sort progressivement de terre en plein coeur de l'Amérique du sud. Une zone jusque-là préservée de l'"homme blanc" où les amérindiens profitaient de la nature luxuriante sans pour autant la dégrader. Mais depuis janvier 2012, camions, engins, béton et acier prennent le pas sur la forêt. 

Jeudi dernier une des figures de l'opposition à ce projet, Raoni Metuktire, était l'invité d'RTL. Dans cet entretien le chef indien a fait part de toute sa détermination mais a également partagé sa crainte quand à la disparition de sa culture. 

"Que vont manger mes enfants, et mes petits enfants" ? 

Cet édifice va inonder l'équivalent de trois fois la ville de Paris et le chantier en lui même est de 45 000 km². Une surface qui sera à jamais perdue pour la faune et la flore locale : "ce barrage détruit la forêt, il n'y aura plus de poisson, plus de gibier... Qu'est ce que mes petits enfants vont manger ? et mes arrières petits enfants ? C'est cela ma préoccupation". 

"J'ai peur pour la survie de mon peuple"

Tout comme Barbosa, garant de la tradition Wayana dans le village d'Antecume Pata, Raoni se fait du souci pour les générations futures et la pérennité de sa culture. "Je suis inquiet pour ses jeunes qui vont grandir, ils peuvent se tourner vers d'autres cultures mais il faut aussi qu'ils apprennent les traditions de mon peuple". 

Enfin, tout comme dans le village guyanais, ce chef indien redoute que sa culture s'estompe de plus en plus après sa mort : "Lorsque je ne serai plus là, j'ai peur que l'homme blanc nous respecte encore moins". 


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