L’école en Guyane ? Un état des lieux mitigé

éducation
La rentrée de l'école de Maïman
©guyane 1ère
Une étude réalisée par le rectorat et l’INSEE a été dévoilée hier au rectorat. Elle montre comment a évolué le système scolaire depuis dix ans. Selon le recteur, Philippe Lacombe, « il y a eu des progrès mais on est encore loin du compte ».

Une progression significative

Le niveau de qualification des jeunes guyanais progresse. En 2011, 45 % des jeunes de 18 à 24 ans ont un diplôme de l’enseignement secondaire du second cycle. Cela représente dix points de mieux qu’en 1999.
Autre progrès constaté, de meilleurs taux de réussite, notamment pour le bac qui enregistre une progression de dix points en quinze ans, pour atteindre aujourd’hui 74 % de réussite toutes filières confondues. Mais cela reste douze points de moins que la moyenne française.  Il y a du mieux enfin pour la scolarisation des enfants de trois ans. En 2007, 65 % d’entre eux étaient scolarisés, contre 80 % aujourd’hui, sachant que plus un enfant est scolarisé tôt, plus il a de chance de réussir à l’école
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Mais des problème demeurent

S'il faut se satisfaire des progrès, d'autres problèmes n'ont pu être encore résolus. Le premier constat, l'école reproduit les inégalités sociales. Autrement dit, le milieu social reste déterminant dans la réussite ou l'échec scolaire. Ainsi en Guyane, 56% des enfants de parents inactifs n'ont pas de diplôme contre 15% des enfants de cadres ou professions intermédiaires. Par ailleurs même si de plus en plus d'élèves quittent les bancs de l'école avec un diplôme, beaucoup restent sur le carreau. En 2011, plus de 9000 jeunes de 18 à 24 ans étaient hors du système sans diplôme plus élevé que le brevet des collèges. Chez ces jeunes en échec scolaire. Le taux de chômage atteint 62%.
Le recteur Philippe Lacombe reconnaît aussi des retards dans la prise en charge du handicap à l'école : "Nous pouvons faire mieux pour professionnaliser les Assistants de Vie Scolaire" a t-il précisé. Ces AVS aident les élèves en situation de handicap à l'école. Le recteur déplore aussi une sous-évaluation du handicap et le manque d'institutions spécialisées pour suppléer dans ce domaine.

Le reportage de Nikerson Perdius
 

 

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