Les conseillers territoriaux en assemblée plénière avec à l'ordre du jour de nombreux points autour de la crise sanitaire

politique cayenne
Le siège de la collectivité territoriale de Guyane
Le drapeau de l'Europe flotte à l'entrée de l'hôtel de la CTG ©CL
Deuxième plénière de l’année pour la CTG ce mardi. Une partie des conseillers suivra la réunion à distance en audioconférence. La situation de crise sanitaire sera d’ailleurs au cœur de l’ordre du jour.
Deuxième plénière de l’année pour la CTG ce mardi, la première depuis le début du confinement. Mesures de sécurité liées à la crise du coronavirus oblige une partie des conseillers suivra la réunion à distance en audioconférence. La situation de crise sanitaire sera d’ailleurs au cœur de plusieurs points à l’ordre du jour.

Avec d’abord le vote d’un point concernant le fonctionnement des séances de l’Assemblée territoriale en cette période de crise. L’ordonnance du 25 mars apporte une série de dérogations à l’échelle nationale afin de permettre la continuité du fonctionnement des exécutifs locaux. La CTG veut donc entériner toutes ces mesures en précisant comment elle compte les appliquer. Pour faire simple, l’idée est de permettre à l’exécutif, après délibération de l’Assemblée, de prendre davantage de décisions par délégation de pouvoir.

On simplifie également le fonctionnement des institutions. Le quorum est acquis dès un tiers de présents, on tient compte pour l’établir des personnes présentes physiquement mais également celles qui sont à distance. Autre exemple les délais de convocations sont raccourcis.

Cette Assemblée va également voter la création du Fonds d’urgence économique, un dispositif local qui vient en complément des mesures prises au niveau national. Il est pour rappel doté pour le moment d’environ 8,5 millions d’euros, 5 millions pour la CTG et 3,5 millions pour les quatre communautés de communes. Le but étant de mailler le territoire au travers de ces différents EPCI.

En parlant d’aide à l’économie, on peut également citer la modification du règlement du Fonds régional d’Avances Remboursables de la filière pêche. Ce fonds existait déjà, mais son accès est facilité. L’enjeu : contrebalancer la difficulté pour nos pêcheurs d’avoir accès aux dispositions d’aide prises au niveau européen pour la filière pêche face à la crise du coronavirus. Il y a une attention particulière sur les transformateurs pour les aider à continuer à acheter le poisson des artisans pêcheurs.
 
Un point important également le vote de l’acquisition par la CTG du foncier pour la construction du futur lycée IV de Saint-Laurent du Maroni, un projet de longue date estimé à plus de 38 millions d’euros dans la zone Balaté-Nord.