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Harpie : un retrait pas si doré que cela

  • Par Phil Labonté
  • Publié le
Le retrait des gendarmes et des militaires de la zone aurifère de Dorlin à Maripasoula : la nouvelle n’a en faite surpris personne ou pas grand monde quand on sait que l’oiseau bat de l’aile depuis un certains temps et ne disposait plus des forces nécessaires pour lutter contre l’orpaillage clandestin dans le secteur et les autres zones concernées par le phénomène.
 
Harpie en perte de vitesse, un haut gradé de la gendarmerie s’est même fait tiré les oreilles pour l’avoir signalé dans une de ses notes. Les faits montrent aujourd’hui qu’il avait raison de tirer la sonnette d’alarme face à des garimpeiros bien équipés, bien structurés, armés jusqu’aux dents et sachant s’adapter aux difficultés sur le terrain.
 
Ce qui devait donc arriver, arriva. Nous reviendrons quand les clandestins seront de retour ». Un peu léger comme discours quand on sait que les garimpeiros ne sont jamais bien loin des sites illégaux, ils sont là, tapis derrière les bruissons et les yanmans, traquant la moindre faille dans le dispositif engagé ; le temps de réagir ils ont  tout le temps et tout le loisir de s’adonner à leur basse besogne et de semer la terreur autour d’eux notamment dans le camp des orpailleurs légaux qui s’inquiètent déjà du retrait des militaires de la zone de Dorlin.
 
Parallèlement à cela, les assises de l’orpaillage qui devaient se tenir cette semaine chez nous, semblent renvoyés aux calendes grecques : une rencontre entre les acteurs locaux et le gouvernement pour discuter de la création d’une société publique minière, de la réforme du code minier et bien entendu de l’orpaillage clandestin, qui ne serait plus apparemment une priorité.
 
En attendant, pourquoi alors ne pas rentabiliser, mettre à profit le traité de coopération franco brésilienne récemment ratifié par nos voisins. A savoir, placer des militaires brésiliens sur le terrain pour pallier momentanément l’absence des forces françaises.
 
Une collaboration qui donnerait un sens à ce traité  et qui nous enlèverait les doutes sur la sincérité de l’engagement de la France dans ce domaine et quant à la volonté réelle du Brésil de tuer la poule aux œufs d’or.
 
Charly Torres, A MO KI DI
 
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