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La fermeture du CNAM

  • Par Marc Duvil
  • Publié le
La fermeture du CNAM
 
Alors que la Guyane a plus que jamais besoin de compétences, d’encadrements, de matières grises, voilà que la formation supérieure prend un nouveau coup. Le CNAM, le Conservateur National des Arts et Métiers, qui a permis a de nombreux auditeurs d’obtenir des diplômes hautement qualifiés ces dernières années, ferme ses portes. Raison invoquée : des problèmes financiers. Voilà qui parait surprenant et nous laisse dubitatif.
On rappelle que le CNAM est un établissement public dépendant du Conseil régional. Or comme tout organisme de cette envergure, il dispose d’un conseil d’administration, d’un budget et surtout il doit être en mesure de planifier ses différentes actions. En matière de formation, cela ne se décide pas du jour au lendemain.
Pire, c’est la semaine dernière que les 350 étudiants ont appris qu’ils ne pouvaient pas s’inscrire pour cette année. S’ils veulent poursuivre leur scolarité au CNAM, ils devront suivre des cours par correspondance. Je ne vous dis pas les coûts financiers que cela entrainerait et on connait la célérité avec laquelle le courrier traverse l’atlantique. Coté direction, on parle davantage de réorganisation et non de fermeture. Pourquoi elle intervient maintenant cette réorganisation en pleine rentrée scolaire ?
Le CNAM doit fusionner avec l’AFPA pour constituer l’OPRF : l’Opérateur Public Régional de Formation. Seulement, ce pôle ne verra le jour qu’à partir du premier janvier prochain. Mais en attendant… Enfin !
Décidemment dans le premier et le second degré, les études universitaires ou encore la formation supérieure, cette rentrée 2013-2014 en Guyane a été pour le moins chaotique. Prenons garde à ne pas réitérer ce genre de situation, nous pourrions rater la marche de l’excellence et les générations futures pourraient nous le reprocher.

Patrick Clarke, A MO KI DI
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