Les ennuis judiciaires s'accumulent pour Paul Dolianki le maire d'Apatou

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Palais de justice
©Jocelyne Helgoualch
Paul Dolianki une nouvelle fois devant la justice. Le maire d’Apatou était convoqué ce jeudi devant le tribunal correctionnel. Il devait répondre de favoritisme, prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics.

 
Salle d'audience Tribunal
©Jocelyne Helgoualch
Paul Dolianki a dû répondre à de nombreuses questions devant la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire. La justice lui reproche des délits de favoritisme, prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics.
L’embauche de sa concubine comme agent d’entretien, 1800 euros par mois, sans avoir respecté la procédure, ni consultation ni approbation du conseil municipal. Et il y aussi l’emploi d’un consultant rémunéré 170 000 euros en deux ans, là encore sans publicité ni mise en concurrence, en violation du Code des marchés publics.
 

Une subvention de 450 000 euros

Paul Dolianki, le maire d'Apatou
Paul Dolianki, le maire d'Apatou ©Guyane la 1ère
Autre accusation à l’encontre du maire d’Apatou, une subvention de 450 000 euros octroyée à une association, New Campou, pour l’électrification de ce petit village d’Apatou. Electrification qui n’est pas une compétence des mairies mais de la CCOG, sur le Maroni. Le président de l’association New Campou ne sait ni lire ni écrire, et domine encore moins la comptabilité. Il déclarera aux enquêteurs : « Je n’ai jamais vu d’entreprise, je n’ai jamais rien signé, c’est le maire qui le faisait ». L’électrification de New Campou se soldera par un groupe électrogène qui n’aura duré qu’un an.


Décision le 14 janvier

Tribunal de Cayenne
©Jocelyne Helgoualch
A toutes ces questions, Paul Dolianki a répondu « Je ne savais pas, je ne savais pas que je n’avais pas le droit ». Le procureur a réclamé une peine de 18 mois de prison avec sursis, une amende de 50 000 euros et une peine d’inéligibilité. L’avocat de Paul Dolianki a rappelé que le maire n’avait pas la maîtrise des lois et s’est entouré de professionnels pour être dans la légalité, Me Lobeau plaidant pour une erreur mais aucune faute morale, et demandant la tolérance du tribunal. Le jugement doit être rendu le 14 janvier prochain.
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