Les raisons qui ont conduit à l'interpellation d'un homme par les gendarmes et à une nuit d'émeutes à Saint-Laurent du Maroni

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Emeutes à Saint-Laurent
Dans la nuit du 13 au 14 septembre 2016, la commune de Saint-Laurent du Maroni en Guyane s'est embrasée. Tout est parti de l'arrestation d'un jeune homme vers 18 heures. ©Guyane1ere
Pourquoi Saint-Laurent du Maroni a vécu une nuit d'émeutes? Quelles sont les raisons qui expliquent l’intervention des gendarmes dans la soirée du  13 septembre à Saint-Laurent du Maroni au domicile d'un homme mis depuis en garde a vue?
Tout commence le 13 août dernier, un homme est flashé à 135km quand la vitesse est limitée à 90km/h sur la route nationale 1. Il est pris en chasse par la brigade motorisée de la gendarmerie. Une course poursuite s’engage. Il est finalement interpellé et conduit dans les locaux de la gendarmerie. Devant l’hostilité de ses proches, il est laissé libre mais convoqué le 16 août. Mais voilà malgré les relances, il ne se présente pas à sa convocation. Le 6 septembre dernier, le parquet ordonne son interpellation afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés. Hier, alors que les gendarmes sont en repérage devant son domicile celui-ci arrive au même moment. Les gendarmes décident alors de procéder sans attendre à son interpellation.
Là encore les proches montrent de l’agressivité selon la version des autorités. L’homme est tout de même placé en garde a vue, nous sommes en début de soirée. Un attroupement des proches se forment devant la gendarmerie, très vite un feu de palettes de bois est installé devant la grille de la gendarmerie. C’est le début d’une nuit d’émeutes, des casseurs et des voleurs se mêlant aux personnes attroupées indique le procureur mercredi matin. Il y aura plusieurs dégradations dans la ville, des cocktails molotov seront lancés sur la sous-préfecture notamment. Le calme ne reviendra qu’aux alentours de 5h du matin.
Le parquet compte poursuivre l’homme en question pour excès de vitesse, refus d’obtempérer, outrage et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité en récidive. Son procès sera programmé le15 novembre prochain.

L'interview du procureur de la République Eric Vaillant
©guyane