Bilan des Guyanais aux JO de Tokyo : une médaille d'or et beaucoup d'espoirs pour Paris 2024

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Bilan des Guyanais aux JO de Tokyo : une médaille d'or et beaucoup d'espoirs pour Paris 2024
La joie de Béatrice Edwige et de ses coéquipières de l’équipe de France de handball. ©Fédération Française de handball
Béatrice Edwige rapporte la seule médaille pour la Guyane des JO de Tokyo. Une médaille en or pour le pivot de l'équipe française de handball. Malgré quelques déceptions en escalade ou en natation, des Guyanais s'imposent comme les grands espoirs français des JO de 2024, à l'image de Gemima Joseph.

En s’imposant magistralement avec l’équipe de France de handball face à la Russie, Béatrice Edwige est la troisième athlète d'origine guyanaise médaillée d’or après Ulrich Robeiri en 2008 à Pékin et Lucie Decosse en 2012 à Londres.

Fière pour sa famille, les Dom, les filles...

« On le mérite tellement, on le mérite tellement..., a confié la Guyanaise au micro de nos confrères d’RMC. On a grandi et on est devenues beaucoup plus fortes. Je suis tellement fière de nous. Je suis fière pour moi, ma famille, pour les DOM et pour les filles. Je suis très heureuse, pour tous les gens qui nous ont suivi depuis le premier jour jusqu’au dernier. Même dans la difficulté ils ont continué à nous suivre et à nous envoyer des messages de soutien. Pour tous ceux-là, je leur dis un grand merci. On n’y serait pas arrivé sans vous. Chacune de notre côté, toutes les joueuses, nous avons reçu des messages de soutien et un grand merci à vous. »

Vice-championne olympique à Rio en 2016, Béatrice Edwige, pivot, deuxième meilleure contreuse du tournoi à Tokyo, démontre qu'elle est toujours la maîtresse de la défense française.

A 32 ans, la jeune femme affiche déjà l’un des plus beau palmarès de la discipline : 116 sélections, auteure de 78 buts en équipe de France, championne du monde (2017), championne d'Europe (2018), vice-championne olympique (2016), championne Olympique (2021). 

Déception pour Mehdy Metella

Le nageur guyanais de 29 ans n’est pas parvenu à se qualifier en finale du 100 m papillon. Seulement 5e de la première demi-finale, Mehdy Metella termine avec le 9e temps et échoue à 2 centièmes de la qualification en finale.

metella 4x100 nage
Mehdy Metella lors de la course du 4x100 m quatre nages à Tokyo le 30 juillet 2021. ©Oli SCARFF / AFP

La qualification semblait pourtant à la portée du Guyanais, recordman de France du 100 m papillon avec un record personnel de 50"85. Des Jeux Olympiques frustrants donc pour Mehdy Metella, éliminé dès les séries sur le 100 m nage libre, et par ailleurs 6e du 4x100 m nage libre avec ses coéquipiers du relais français.

Quant à Steven Aimable, l'autre Guyanais en lice dans le 100 m papillon à Tokyo sous les couleurs du Sénégal, il a fini 5e de sa série et a été éliminé. Un résultat qui le satisfait pour une première participation aux JO.


Les frères Mawem jusqu'en finale

Grande désillusion pour les frères Mawem pourtant qualifiés côte à côte pour la finale de l'escalade.

Double vainqueur de la Coupe du monde de vitesse, Bassa Mawem a déclaré forfait. Victime d'une rupture totale du tendon inférieur du biceps, le grimpeur d’origine Guyanaise n’a pas participé à la finale après une brillante qualification avec un chrono et un record personnel de 5’45’’, le troisième meilleur temps de l'histoire de la discipline .

En finale, son frère Mickaël Mawem, 31 ans, champion d'Europe de bloc 2019 et vainqueur des qualifications, a pris la 5e place de la première finale olympique de l’histoire de l’escalade, à une prise, en bloc, de la médaille d’or.

L'athétisme et les espoirs pour Paris 2024

Gemima Joseph est la grande révélation de athlétisme français aux JO de Tokyo et la Kouroucienne incarne la relève du sprint tricolore.
Qualifiée pour sa première finale olympique avec l'équipe de France du relais 4 x 100 m, Gemima Joseph termine 7e du classement.

En individuel sur le 200 m, face aux meilleures sprinteuses de la planète, elle a réussi à accéder à la demi-finale qu'elle a terminé aussi à la 7e place du classement.

"C'était une bonne expérience. Il y a certainement des petites choses à peaufiner mais c'est une super préparation pour 2024 !"

Gemima Jospeh, finaliste du relais 4x100m aux JO de Tokyo 2021

 

Désormais, la Guyanaise de 19 ans peut se concentrer sur les Jeux de Paris en 2024. "On sera présentes", promet Gémima Joseph.

JO de Tokyo : une 7e place pour Gémima Joseph et ses coéquipières en finale du relais 4X100m et la fierté de ses supportrices à Kourou

Les blessures d'Amaury Golitin et Marvin René

Toujours gêné par une blessure à la cuisse, Amaury Golitin, 24 ans, n'a pas été retenu pour courir les séries du 4x100m aux JO de Tokyo. Ce devait être, les premiers jeux olympiques du triple champion de France sur 100 et 200 m. Autre désillusion : Amaury Golithin pas été retenu pour disputer l’épreuve individuelle du 200m.

Les blessures d'Amaury Golitin et Marvin René
Les sprinteurs guyanais Marvin René et Amaury Golitin lors des Relais mondiaux de la World Athletics 2021 en mai dernier à Chorzów, en Pologne, au sein du stade de Silésie. ©DR

Blessé et forfait pour les championnats de France élite, fin juin à Angers, l'athlète guyanais, sixième meilleur performeur français de tous les temps sur 100 m (10’’07, en Italie en 2018), n’a pu récupérer suffisamment pour être à son meilleur niveau.

Quant à Marvin René, champion de France du 60m en 2018, 2019 et 2020, Vice-champion d'Europe sur 4X100m en 2016, le sprinter Guyanais de 26 ans, 1er meilleur performeur français en individuel, il s’est blessé le 30 juillet lors d’une séance d’entrainement. Pour sa deuxième participation aux JO, il devait concourir sur le 4 x 100 mètres. Blessé en juin dernier, Marvin René n’a pu retrouver son haut niveau.

L’objectif actuel du jeune Guyanais : se ressourcer en famille en Guyane.

Pas de titre olympique pour Leila Heurtault

Eliminée des JO de Tokyo en -61 kg dès les phases de poule, Leila Heurtault a été battue lors de trois de ses quatre combats des -61 kg. La jeune femme de 26 ans, née à Orléans mais formée au karaté à Mana, espérait sans doute vivre une meilleure expérience olympique pour sa première et dernière participation aux JO, puisque la discipline a fait son unique apparition olympique à Tokyo.

Sans son équipe ni son coach, "l'un de [s]es plus gros moteurs", la Guyanaise n'a pas réussi à se remobiliser. "Mentalement, je n'arrivais pas à trouver mes repères, l'envie, le petit truc en plus", regrette-t-elle. 

Championne du monde par équipe en 2016 et 2018, Leïla Heurtault, licenciée au dojo manceau Samurai 2.000 dans la Sarthe, avait décroché une médaille de bronze lors des derniers Championnats d'Europe au mois d'avril.

L’or par équipe au fleuret pour Enzo Lefort

Guadeloupéen né à Cayenne, Enzo Lefort, un des leaders du fleuret tricolore, déccroche la médaille d'or par équipe. En finale, il a dominé le russe Borodachev 5 touches à 1, faisant passer le score à 40-24. Une belle avance confortée ensuite par son coéquipier Erwann Le Péchoux. Le tireur guadeloupéen, passionné de photos à ses heures, a par contre été éliminé en quarts de finale en individuel.

Le palmarès du fleurettiste désormais champion olympique reste impressionnant :  champion du monde par équipe en 2014, champion d'Europe par équipe en 2014 et 2015, médaillé d'argent par équipe aux Jeux olympiques d'été de 2016 et en or aux Mondiaux 2019.