Blocages en Guyane : " Nou gon ke sa" s'exclament les socio professionnels qui expriment leur ras le bol dans un communiqué virulent

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Station service fermée
©Isabel Lerouge
Le monde économique réagit ce matin suite aux blocages par la Caravane de Liberté de la Sara, du Grand port maritime depuis lundi. Une situation qui a entrainé rapidement la pénurie d'essence. Dans un communiqué virulent, les patrons disent stop et demandent le rétablissement de l'autorité publique.

Ils disent et l'écrivent "Nou gon ke sa", ils pour le monde économique de Guyane qui signe ce 19 octobre un communiqué dans lequel, ils appellent : sans délai l'Etat dépositaire de l'autorité publique, à mettre en oeuvre tous moyens utiles à un rétablissement de la situation... 

Ils sont 9 à avoir signé de la présidente de la CCIG, Carine Sinaï-Bossou à Ernest Prévot, président de MPI Guyane en passant par Franck Sophie du Groupement des Gérants de Stations Services de Guyane, ils en ont assez : ... nos entreprises subissent très directement les impacts néfastes de ce conflit ouvert entre l'Etat et les différentes factions aux revendications crypto sanitaires...

Ils rappellent : ... Après avoir fait le dos rond, nous en sommes aujourd'hui au point de rupture car ce sont désormais les emplois de nos compagnons et la survie de nos entreprises qui sont menacées.

Communiqué du monde économique

Il faut se rappeler que depuis hier matin tôt, les membres de la Caravane de Liberté, ont bloqué les accès du Grand Port Maritime au Dégrad des Cannes ainsi que les dépôts de Rémire-Montjoly et Kourou de la Sara.
Dans la matinée, les stations d'essence généralement ravitaillées en carburant le lundi matin ont commencé à en manquer. A 13h, par communiqué, la préfecture annonçait la fermeture des stations services juqu'au mercredi 20 avec un rationnement de 10 litres par véhicule à la réouverture de ces établissements.
Une décision diversement appréciée.