Le CHC communique sur sa réaction et son adaptation face à l’épidémie de Covid-19

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L'Escrim en service
Le bloc de l'Escrim en service ©M. Nourry
En plein débats et polémiques, sur les essais thérapeutiques, la nature et les moyens des renforts humains et matériels nécessaires… L’hôpital Andrée Rosemon, joue la transparence et la carte de la communication. Depuis le 8 juin dernier, 221 patients Covid-19 ont été hospitalisés.
 

Plan riposte ou la réorganisation des services :


Dans un registre martial qui ne déplairait pas à l’Emmanuel Macron du début de crise… Le CHC a baptisé sa stratégie d'action : Plan de Riposte...
Au 1er juillet 2020, le CHC affirme disposer de 40 lits de réanimation-soins critiques (15 nouveaux lits ont été armés ce jour). 

L’hôpital a aussi transformé 4 de ses services en services Covid-19 : 
  • les maladies infectieuses (UMIT), 
  • le service interne, rhumatologie oncologie, hématologie ;
  • la médecine posturgence,
  • et les soins de suite et réadaptation.
Au total, sur le plan de l’accueil des malades Covid-19, le CHC déclare qu’en 20 jours, il a multiplié par trois sa capacité d’hospitalisation, passant de 50 lits à 148 lits (25 lits de réanimation + 83 lits de médecine Covid-19).

D’autres lits Covid, ont aussi été réservés cette fois dans d’autres services : 21 en maternité, 7 en pédiatrie, 2 lits de réanimation en néo-natale et enfin 6 en HEPAD et 4 en psychiatrie.

Certains services ont même dû déménager, comme l’hôpital de jour pour les patients de l’oncologie, qui sont maintenant accueillis au 1er étage du CHC Andrée Rosemon.

Enfin, il y a le déploiement de l'ESCRIM (Elément de Sécurité Civile Rapide d'Intervention Médicale) qui représente un appoint de 20 lits.
 

Des moyens humains pour renforcer les 2 500 professionnels de santé, soignants et administratifs du CHC :


Suite à l’appel à la mobilisation, l’hôpital qui connait un déficit chronique de personnels et moyens, a recruté :
12 médecins, 1 sage-femme, 6 infirmiers et 10 aides-soignants.

En plus des embauches, il y a aussi la mobilisation de la réserve sanitaire :
3 médecins, 2 sages-femmes, 12 infirmiers et  2 aides-soignants.
Et puis 1 médecin et 4 infirmiers de la réserve travaillent en dispensaire. 

Mercredi 01 juillet, de nouveaux volontaires doivent arriver en Guyane, ce sont plus de 200 soignants que la ministre des Outre-Mer a réclamé au nom de la solidarité nationale.