Coronavirus : la justice à l'heure du confinement

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Les nouveaux locaux du palais de justice implantés au Larivot sur la commune de Matoury
©F. Larzabal
A l’heure du Coronavirus, la justice assure le « service minimum ». La plupart des audiences sont reportées. Les juridictions sont fermées au public depuis lundi. Mais magistrats, fonctionnaires de justice et avocats assurent le service minimum sur les affaires urgentes. 
A l’heure du Coronavirus, la justice assure le « service minimum ». Comment la justice s’adapte-t-elle à la crise du Coronavirus chez nous ? La plupart des audiences sont reportées. Les juridictions sont fermées au public depuis lundi. Mais magistrats, fonctionnaires de justice et avocats assurent le service minimum, sur les affaires urgentes. 


Palais de justice fermé

Le palais de justice fermé au public depuis lundi au Larivot à Matoury, mais les magistrats assurent des permanences pour garantir la continuité du service. Quelques magistrats et fonctionnaires sont présents sur site, les autres pratiquent le télétravail chez eux. Les audiences ont été réduites au minimum. Quand ils doivent comparaitre, les détenus ne sortent pas de prison, cela se passe par visio-conférence. 
Samuel Filniez procureur de la République explique : 

"Les activités essentielles sont assurées. Les audiences sont annulées pour la plupart, il y a un certain nombre d'audiences pénales qui ont lieu, ce sont des moments où la liberté d'un individu est en jeu" 


Mail et téléphone 

Les avocats guyanais se sont organisés eux aussi pour assurer un service minimum.
Patrick Lingibe bâtonnier de l’ordre des avocats de Guyane précise : 

"Il faut que vous compreniez que la visio conférence est l'exception or là c'est devenu la règle. Il y a des confrères désignés pour les audiences urgentes.Tout se gère par mail et à distance".


La crise sanitaire s’ajoute aux effets du mouvement des avocats contre la réforme de leur régime de retraites…avec des retards qui s’accumulent dans le traitement des affaires.
Coronavirus : la justice à l'heure du confinement.