En attendant le CHU, les hôpitaux de Guyane se mettent d’accord sur une stratégie

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Le projet de création d'un CHU en Guyane avance ©DR
Les conseils de surveillance des hôpitaux de Cayenne, Kourou et Saint Laurent du Maroni, se sont réunis ce samedi 19 septembre à l’auditorium de la mairie de Rémire-Montjoly. Au centre des discussions : la création du futur Centre Hospitalier Universitaire (CHU).
 
Plus de 4 heures de réunion auront été nécessaires aux conseils de surveillance des trois hôpitaux publics du territoire, à savoir celui de Cayenne (CHC), de Kourou (CHK) et de Saint-Laurent du Maroni (CHOG), pour bâtir la stratégie qui mènera à terme, à la création du futur Centre Hospitalier Universitaire de Guyane.

Ensemble, ils ont fixé les enjeux d’un tel projet.

Présidente du conseil de surveillance du Centre Hospitalier de Cayenne, Mylène Mazia est ressortie très satisfaite de cette rencontre. Pour elle, les débats ont été intéressants et les problématiques cernées. Parmi les principaux points d’achoppement, le fait que les trois établissements soient actuellement réunis au sein d’un groupement hospitalier. Une situation qui ne permet pas la signature d’une convention avec une université.
 

« Lors de cette réunion, on s’est dit que la première étape serait de demander la labellisation du CHC afin qu’il devienne un CHR, un Centre Hospitalier Régional, car les universités ne signent des conventions qu’avec les CHR. Et ce serait possible car nous avons 17 Centres de Prévention et De Soins rattachés à notre établissement. La deuxième étape ce serait de savoir si nous irions plutôt vers un CHU de Cayenne ou vers un CHU de Guyane ».


Mylène Mazia, présidente du conseil de surveillance du CHC
 

 
Les conseils de surveillances des hôpitaux de Guyane se sont réunis
De gauche à droite : Monique Azer, vice– présidente du conseil de surveillance du CHK, Mylène Mazia, présidente de celui du CHC et Myriam Dolan, présidente du CS du CHOG. ©Antoine Defives

L’objectif de cette rencontre également selon Monique Azer, vice-présidente du conseil de surveillance du CHK, c'était de "parler d’une même voix" car dans moins de trois semaines, une mission de préfiguration composée entre autres de l’IGAS, l’Inspection Générale des Affaires Sociales, doit venir en Guyane afin d’évaluer la situation.

Pour Myriam Dolan, présidente du conseil de surveillance du CHOG, "la covid-19 a mis en lumière au niveau national, les difficultés sanitaires de la Guyane. Avec l'augmentation de la population et le nombre insuffisant de médecins, on peut dire que toutes les conditions sont réunies maintenant afin que ce CHU voit le jour".
Un point sur lequel tous se sont accordés. 

Pragmatique, Guy Frédéric, président de l’association "Santé et respect des droits pour tous" s'est montré lui en revanche beaucoup plus réservé. Présent à cette réunion en tant que représentant des usagers, il a indiqué que l’urgence résidait d’abord dans le fait d’assurer "dès aujourd’hui une offre de soin convenable".
 

Guy Frédéric, président de l'association "Santé et respect des droits pour tous"


Il faut aussi selon lui rétablir la confiance entre l’hôpital et la population.
 

"Il faut rétablir la confiance entre l’hôpital et les Guyanais" - Guy Frédéric



Après sa venue, l’Inspection Générale des Affaires Sociales remettra son rapport fin décembre. Afin d’en faire bénéficier tous les Guyanais, le futur CHU pourrait être divisé en plusieurs sites sur le territoire.
 
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