Grève à la SGDE : les négociations toujours au point mort entre grévistes et direction

social guyane
Grève à la SGDE 15 octobre 2021
©Guyane la 1ère
Depuis une semaine, une partie des employés des la Société guyanaise des eaux est en grève. Les négociations n'avancent pas entre direction et grévistes qui dénoncent une mauvaise gestion des ressources humaines. Ils font depuis 3 jours des coupure d'eau aléatoires mal perçues par la population.

Les grévistes de la SGDE réclament une meilleure gestion de la ressource humaine au sein de l'entreprise. Ils dénoncent le manque de plan de carrière pour certains salariés, et des demandes d’avancements légitimes qui restent lettre morte. Pour Terrence Christophe, le délégué syndical UTG, la situation de nombreux agents n'a pas fait l'objet d'examen. Le silence de la direction sur ce sujet, conduit les grévistes à durcir le mouvement en organisant des pertubations sur le réseau :

Terrence Christophe délégué UTG SDGE

La direction, estime que sur les 18 points essentiels du cahier de revendications, il y a des avancées sérieuses, 14 points ont été traités. Philippe Swyngedau, le directeur général de la SGDE, se dit prêt à faire des concessions et espère que les grévistes feront un pas vers eux pour sortir de cette situation de crise pour éviter d’autres coupures d'eau intempestives sur le réseau de distribution.

Philippe Swyngedau, directeur général de la SGDE

Les négociations devaient reprendre hier vendredi après-midi avec la médiation de la direction du travail dans les locaux de la SGDE.
La délégation des grévistes ne s'est pas présentée. Les négociations sont au point mort pour l'heure.

Dans un communiqué, la direction a renouvelé ses excuses auprès des usagers en faisant ressortir qu'elle respectait : "le droit de grève mais déplore le blocage illégal des accès à ses installations et les perturbations volontaires sur le réseau qui ont pour conséquences, de prendre en otage les usagers du service public et les 70 % de collaborateurs non-grévistes."

Grève à la SGDE
Le piquet de grève de la SGDE ©Guyane la 1ère

Les institutionnels appellent à une résolution rapide de ce mouvement

Les pertubations engendrées par ce mouvement, des coupures d'eau aléatoires sur toute la Guyane font réagir les institutionnels. L'association des maires déplore : des coupures sauvages ont été constatées et il n’est pas admissible de laisser perdurer un tel état de fait au coeur de la saison sèche. Cette situation est de nature à permettre une forte reprise de l’épidémie de covid-19, tout
particulièrement auprès des publics les plus précaires et les plus vulnérables.

La présidente de la Chambre de commerce et d'industrie, Carine Sinaï Bossou a souligné : Des secteurs économiques entiers dépendent de la distribution régulière de l’eau et notamment l’hôtellerie, la restauration à emporter, seule activité autorisée, et les salles de sport déjà lourdement fragilisées par la crise. C’est aussi le cas de l’aéroport, du secteur soignant notamment les hôpitaux et les cliniques.
Elle a appelé les grévistes à plus de mesure et à respecter leur mission de service public : En tant que représentante de la CCI et porte-parole du monde économique, je rappelle que le droit de grève doit se concilier avec la mission de service public dont est investie la SGDE.
Aussi, j’appelle toutes les parties à la raison et au dialogue. La CCI sera attentive et mobilisée pour participer à une sortie de crise rapide.