Justice : 30 mois de prison dont 15 avec sursis pour Serge Romney

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Tribunal de Cayenne
©Guyane la 1ère
Le délibéré a été rendu en début d’après-midi au tribunal correctionnel de Cayenne : Serge Romney a écopé de 30 mois de prison dont la moitié avec sursis. En septembre dernier, le militant avait forcé un barrage de gendarmes lors d’une manifestation et blessé l’un des militaires.

Il a été fixé sur son sort près de quatre mois après les faits, Serge Romney a été condamné par le tribunal correctionnel de Cayenne à de la prison : 30 mois, dont 15 avec sursis. En revanche, pas de mandat de dépôt pour le militant du MDES.
L’audience en comparution immédiate avait eu lieu le 26 novembre dernier. Le procureur avait alors requis quatre ans de prison dont trois fermes.
Cette condamnation fait suite aux évènements survenus le 13 septembre 2021. Ce jour-là, Serge Romney participe à une manifestation contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des personnels soignants sur le pont du Larivot, à l’appel de la Caravane de la Liberté.

Une manifestation qui dérape

Le face à face avec les forces de l’ordre, également présentes, dérape lorsqu’une voiture fonce sur un barrage formé par des gendarmes et prend la fuite rapidement. L’un des militaires est blessé et subi une incapacité de temporaire de travail d’une journée.
Le conducteur sera interpellé dans Cayenne, au siège de l’ARS au terme d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre. Il s’agit de Serge Romney.

Serge Romney, militant de la caravane de la liberté
Serge Romney, militant de la caravane de la liberté ©Guyane la 1ère

Ce vendredi 7 janvier 2022, des militants sont venus en fin de matinée devant le palais de Justice du Larivot à Matoury pour le soutenir. Ils étaient près d’une cinquantaine au moment du délibéré, dénonçant d’une seule voix la sévérité de la peine et soutenant que c’est un autre de leurs camarades qui est condamné à de la prison ferme.

Absent du tribunal, Serge Romney reste pour l’instant libre, mais il rejoindra les quatre autres militants emprisonnés après avoir allumé un feu à proximité de la Préfecture en 2020.

Il a dix jours pour se prononcer sur un éventuel appel.