Les chantiers à venir pour le nouveau préfet de Guyane Thierry Queffelec : pression migratoire, pillage des ressources naturelles (1/2)

politique guyane
Les forces Armées de Guyane engagées dans le dispositif Harpie
Les forces Armées de Guyane engagées dans le dispositif Harpie ©Jocelyne Helgoualch

Le nouveau préfet Thierry Queffelec a pris ses fonctions. De nombreux chantiers l'attendent :  l'immigration, l'orpaillage clandestin ou encore la pêche illégale dans un contexte de crise sociale qui s'accroit.    
  
 

La Guyane doit faire face à une forte pression migratoire. Des milliers de migrants venus principalement du Brésil, du Surinam ou d’Haïti s’installent chaque année sur le territoire guyanais pour profiter de meilleures opportunités économiques et sociales. Selon le ministère de l’Intérieur, 50 000 étrangers seraient en situation régulière en Guyane. Entre 30 000 et 35 000 seraient en situation de clandestinité.

Une immigration en augmentation 

Squat Marengo
Les restes du squat déserté par les occupants ©Jocelyne Helgouach

Ces 10 dernières années, la population de Guyane a augmenté de 30 % et la moitié des habitants a moins de 25 ans. Une situation qui a conduit à la naissance de nombreux squats un peu partout dans les grandes villes de Guyane. Le préfet Marc Del Grande s’était attaqué à la question migratoire avec des mesures renforcées de raccompagnement à la frontière et la destruction de nombreux squats. Une cadence soutenue, une destruction par mois mais la crise Covid est passée par là et les opérations ont cessé. Une pression migratoire qui s’étend à l’ensemble du territoire guyanais.

Le pillage des richesses naturelles

orpaillage illégal
©Rima

Au cœur de la forêt, les autorités estiment à 10 000 le nombre de chercheurs d’or clandestins. En 2019, les opérations Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal ont permis la destruction de 5 254 carbets. 73 puits et galeries mais la lutte semble sans fin et le nombre de chantiers clandestins seraient même en augmentation selon le dernier décompte réalisé par les agents du Parc Amazonien de Guyane. Autre pression : la pêche clandestine qui continue à sévir au large des côtes guyanaises. L’an dernier les Forces Armées de Guyane ont dérouté 15 bateaux et confisqué 243 kilomètres de filets.

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