Les membres du collectif de la Caravane de la Liberté mobilisés devant l'usine de la Sara et le Grand port maritime

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Les membres de la Caravane de la Liberté devant le Grand port maritime à Rémire-Montjoly
Les membres de la Caravane de la Liberté devant le Grand port maritime à Rémire-Montjoly ©Isabel Lerouge
Les membres du collectif la caravane de la Liberté ont lancé une action coup de poing ce matin. Après un ralliement des troupes à 4h30 à la Maison des peuple à Cayenne, des groupes se sont dirigés à 5h30 vers Dégrad des cannes, devant l’usine de la Sara et le Grand port maritime à Rémire.

L'action coup de poing du collectif de la Caravane de la Liberté a commencé au petit matin dans l'île de Cayenne et devant le site de la Sara à Kourou également.

La caravane de la Liberté devant la Sara au Dégrad des Cannes le 18 octobre
La caravane de la Liberté devant la Sara au Dégrad des Cannes ©Isabel Lerouge

L’objectif des membres de la Caravane de la Liberté : perturber la circulation et l’activité des deux entités stratégiques pour l’économie du territoire et donc créer un rapport de force avec les autorités. Une mobilisation pour s’opposer aux mesures sanitaires, à l’obligation vaccinale et surtout contester le jugement prononcé jeudi soir contre les 4 membres de la Caravane de la Liberté. 

Yannick Xavier, secrétaire général de l'UTG précise les intentions de son collectif :

Aujourd'hui nous réclamons qu'il y ait une réelle prise en compte du territoire, une table ronde pour l'obligation vaccinale et le pass sanitaire. Nous disons aussi halte à la répression coloniale envers les militants et nous réclamons leur libération immédiate. Il est inadmissible de lutter pour avoir des moyens de réanimation et que aujourd'hui les camarade soient sanctionnés pour un feu de palettes. Pour toutes les mobilisations nous avons toujours des palettes, des pneus. Accuser ces personnes d'incendie volontaire, d'acte criminel c'est inadmissible.


Les membres de la caravane disent ne pas bloquer les accès et être simplement mobilisés en attente de l'organisation de discussions réclamées depuis deux mois. Yannick Xavier affirme qu'il n'y a pas de volonté de bloquer l'activité économique pour l'instant tout en précisant que "la prise d'otage c'est le couvre-feu mis en place depuis mars 2020."