Livrées en 2015 à Maripa-Soula, des machines pour le traitement des déchets ne sont toujours pas en service

pollution guyane
La presse à balles livrée en 2915 toujours stockée dans un hangar
La presse à balles livrée en 2915 toujours stockée dans un hangar ©Jocelyne Helgoualch
Dans l’unité de traitements des déchets à Maripa-Soula gérée par la CCOG, des machines imposantes et coûteuses qui n’ont jamais servi. Des bennes à ordures, des tracteurs et une presse à balle destinée à compacter les déchets ménagers.
 
Tout ce matériel est arrivé en 2015 à Maripa-Soula, financé par l’état. Les machines restent stockées sans servir dans un grand hangar, gardé nuit et jour pour éviter le vol des engins.
 
Des engins livrés en 2015 et toujours inutilisés
Des engins livrés en 2015 et toujours inutilisés ©Jocelyne Helgoualch

Un investissement de l' Etat de 7 millions d'euros (matériel et locaux) suite à la condamnation de la France par l’Europe en 2007 pour ces décharges à ciel ouvert dans les communes du Maroni.

La préfecture de Guyane avait lancé en 2010 un plan d’urgence pour créer des plateformes de gestion de déchets et enfin répondre aux normes environnementales mais en 2020, tout ce matériel est toujours inutilisé.
 
Patrick Lenclos, Responsable Service Environnement CCOG
Patrick Lenclos, Responsable Service Environnement CCOG ©Jocelyne Helgoualch

Patrick Lenclos, le Responsable Service Environnement de la CCOG précise :

Sur ce type de machine, il y a 2 phases critiques: la  phase de mise en route ou la puissance est demandée et les phases de bourrage. Entre les 2, la machine est tout à fait apte à recevoir la puissance appelée. Il faut régler ces 2 phases critiques. La CCOG travaille actuellement avec EDF pour ajouter des modules qui permettraient de prendre en charge ces 2 périodes critiques.

Patrick Lenclos, Responsable Service Environnement CCOG


La mise en route de ce matériel est urgente

 
La décharge publique de Papaichton
La décharge publique de Papaichton ©Jocelyne Helgoualch

En 2019, un incendie s’était déclaré sur la décharge de Maripa-Soula. Il a fallu plus de 2 mois pour éteindre les fumées qui ont pollué l’air de la commune. La décharge est située à proximité de 2 établissements scolaires. Le collège avait dû fermer durant 8 jours, l’école était envahie par les fumées toxiques
 
des décharges sauvages sur le Maroni
des décharges sauvages sur le Maroni ©Jocelyne Helgoualch

La CCOG a la compétence de la gestion des déchets ménagers des communes du Maroni et c’est un exercice comptable difficile. La Communauté de Communes de l’Ouest Guyanais doit faire face à une équation financière impossible.
Patrick Lenclos, le Responsable Service Environnement CCOG explique

Uniquement le traitement des déchets non normés coûte à la CCOG, 5,5 millions d’euros chaque année. Plus de 50% de nos frais de fonctionnement sont mis dans le traitement des déchets. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est effectivement récupérée, via le Trésor Public, dans les taxes locales. Mais la hauteur de contribution des usagers n’est actuellement que de 1,6 million sur le territoire de la CCOG. Rapportés au 5,5 Millions de coûts, vous voyez que le delta est financé par le budget général.

Patrick Lenclos, Responsable Service Environnement CCOG


La presse à balles devrait être mise en route d’ici la fin de l’année à Maripa-Soula annonce la CCOG

 
Le Maroni et ses déchets
Le Maroni et ses déchets ©Jocelyne Helgoualch

La gestion des déchets ménagers reste un sujet épineux sur le Maroni. Les décharges à ciel ouvert continuent à se multiplier sur le fleuve, laissant courir le risque d’une pollution des sols et des cours d’eau.



 
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