Mana : un repas traditionnel à base de wassaï plébiscité par des collégiens

consommation guyane
Un repas à base de wassaï, de couac et de poulet boucané servi à la cantine d'un collège de Man plébiscité par les rationnaires
Au collège Léo Othily de Mana, l’équipe pédagogique s’investit particulièrement à mieux faire connaître les traditions culinaire de la région. Sa journée autour du wassaï le 14 avril a remporté un grand succès auprès des élèves. Cet événement a permis aussi de mettre en avant l’entreprise Wina qui a fourni les 200 litres de wassaï nécessaires à cette opération.

L’équipe pédagogique du collège Léo Othily n’en est pas à son premier essai en ce qui concerne la diversification des repas à la cantine.
Sa journée spéciale autour d’un menu concocté avec les aliments de base comme le wassaÏ, le couac et le poulet boucané tous consommés par les différentes communautés qui vivent dans l’ouest guyanais, a été très appréciée juste avant les vacances de Pâques.

C’était la troisième opération organisée pour la découverte des traditions culinaires de la région. Les premières journées ont permis aux élèves de découvrir le cachilipo, un plat amérindien à base de poisson et des légumes peyi comme la dachine.  

Wina, une entreprise qui fournit le « nectar de wassaï »

C’est la société Wina qui a fourni le wassaï et le couac au collège de Mana. Roberto Doeka a créé son entreprise en aout 2019. Il a passé du temps à faire une étude de marché avant de commencer l’exploitation réellement en mars 2021.

« Je suis passionné et j’ai grandi dans le wassaï. Petit, j’étais grimpeur, ma grand-mère préparait le jus, toute la famille était dedans. La nostalgie fait que nous avons créé cette société et nous voulons partager cette passion. »

Le produit phare de l’entreprise Wina est le wassaï. L’objectif est de rester sur une gamme 100% naturelle. Elle développe aussi le couac et bientôt d’autres produits en faisant participer les petits producteurs de l’ouest, du Maroni principalement.
Ce chef d’entreprise connait la valeur du marketing pour le succès de ses produits, il a donc mis l’accent sur le packeging :

L'entreprise Wina de Saint-Laurent propose un nectar de wassaï
L'entreprise Wina de Saint-Laurent propose un nectar de wassaï ©Guyane la 1ère


« C’est très important car l’image que l’on a du wassaï aujourd’hui notamment à Saint-Laurent, c’est celle d’un produit vendu au coin de la rue, dans des brouettes. Je trouve que le wassaï est beaucoup plus important. Que cela soit pour sa représentation identitaire ou son histoire, il est important de lui redonner sa valeur. Aussi au niveau du marketing, nous allons énormément jouer sur l’apparence, le packeging,  les couleurs comme sur les informations mentionnées »

L’objectif est de vendre un produit qui respecte ce marketing : un nectar composé d’au moins 60% de fruit et sans conservateur en respectant le label 100% naturel.
Des analyses régulières sont faites à l’institut Pasteur, Roberto Doeka veille particulièrement à la texture, à la qualité de sa production et à son hygiène.  

D'Apagui à Sciences Po... à la société Wina

Roberto Doeka, chef d'entreprise Wina
Roberto Doeka crateur de l'entreprise Wina ©Guyane la 1ère


Roberto Doeka, e jeune entrepreneur vient de Grand Santi, il a fait ses premières classes au village d’Apagui.
Il est arrivé à Saint-Laurent en 2000 afin de continuer sa scolarité au collège et au lycée Bertène Juminer où il a suivi le programme des élèves issus des zones prioritaires à Sciences Po qu’il intègre en 2008.
Son année de stage, il l’effectue en Colombie à Cali. Il s’intéresse aux sciences sociales et à l’histoire de l’esclavage dans cette région. De retour en France, il achève un master en ressources humaines. Il travaille 6 mois chez Areva puis 6 autres mois chez Axa. Il a fait son master 2 en alternance dans une plus petite entreprise pour avoir un champ d’expérience plus grand.
Il revient en Guyane en 2015, est embauché dans un collège puis au CHOG où il passe 4 années. Depuis 2020, il est à plein temps sur sa propre société.

Roberto Doeka travaille aussi bien avec le Brésil et le Suriname pour anticiper la demande et l’évolution de ce marché du wassaï qui, selon lui, va exploser.