Orpaillage : 7 garimpeiros expulsés et une mine illégale stoppée dans l'Est guyanais

orpaillage est guyanais
Saint-Georges de l'Oyapock : lutte contre l’orpaillage illégal et contre l’immigration irrégulière
©Police Nationale de la Guyane
La semaine dernière, dans le cadre de l’opération Harpie dans le secteur de Ouanary, sept orpailleurs irréguliers ont été interpellés, reconduits à la frontière et remis la Police Fédérale brésilienne. Cette action a permis le démantèlement d’une mine illégale avant sa mise en service.

Une mine alluvionnaire illégale stoppée avant sa mise en marche. La semaine passée (10 et 11 août), une opération Harpie conjointe du Service Territorial de la Police Aux Frontières de Saint-Georges (STPAF) et des Forces Armées de Guyane a permis de neutraliser une équipe de garimpeiros en situation irrégulière en Guyane.

Ce coup de filet a été réalisé avant le redémarrage d’une ancienne mine illégale désaffectée et en cours de réhabilitation par les chercheurs d'or en clandestins. L'aboutissement d'un travail d'enquête et de surveillance de la forêt mené depuis plusieurs semaines par les forces armées.

Une saisie importante de matériels


Après une journée de marche en forêt, deux enquêteurs du STPAF de Saint Georges de l’Oyapock et neuf militaires du 3ème Régiment Étrangers d’Infanterie (REI) ont découvert ainsi un site occupé par des garimpeiros, dans le secteur de Ouanary, à quelques kilomètres de l'estuaire de l'Oyapock.

Les militaires ont alors attendu l’aube pour passer à l’assaut. Ils ont investi les lieux vers 6 h et surpris les orpailleurs. Sept hommes aussitôt interpellés.

« L'un des faits importants dans cette action conjointe est que nous avons pu stopper l’activité de la mine alluvionnaire avant même qu’elle ait réellement débutée. Il n’y a donc pas eu de constat de dégâts graves à l’environnement. »

Commissaire Thierry BAURES, chef du Service Territorial de la Police aux Frontières de Guyane


Sur place, les forces de l'ordre ont procédé à la saisie puis à la destruction de :

  • - 5 carbets
  • - 2 fusils Baïkal et ses munitions
  • - 1 tronçonneuse
  • - 2 moto-pompes avec pièces de rechange et outils
  • - 1 table de levée
  • - 1 lance à eau et 100 mètres de tuyaux
  • - 90 litres de carburant
  • - 150 kg de nourriture et 30 kg d’ustensiles de cuisine

Sept garimpeiros remis à la Police Fédérale brésilienne


Les sept garimpeiros découverts ont été conduits au STPAF de Saint-Georges. Ils ont tous fait l’objet de procédures administratives à l’issue desquelles ils ont été remis à la Police Fédérale brésilienne.

Parmi eux, quatre avaient initialement été placés en garde à vue pour exploitation illégale d’une mine, port et détention d’armes de catégorie C, c'est à dire soumises à déclaration (Fusils Baïkal et ses munitions).