Patrimoine : un Dòkò de la culture s’en va

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Patrimoine : un Dòkò de la culture s’en va
Raymond Gustave s’est éteint ce matin dans la commune qui l’a vu naître il y a 89 ans, sur les bords de l’Oyapock.

Un Dòkò, un autre, tire sa révérence. Raymond Gustave avait 89 ans. Il est décédé ce mercredi à son domicile.

Patrimoine : un Dòkò de la culture s’en va

Né le 12 septembre 1932 à Saint-Georges de l’Oyapock, Raymond Gustave avait fait carrière à la DASS Guyane (Direction Départementale des Affaires sanitaires et Sociales) en tant que canotier motoriste.

Il était père de huit enfants, tous nés à Saint-Georges. L’un des six garçons, René Gustave, a été conseiller général de la commune.

Raymond Gustave, un homme de la tradition au sens plein du terme

Depuis son plus jeune âge, Raymond Gustave s’adonnait à sa passion, la musique traditionnelle créole guyanaise. Grand tanbouyen, il a beaucoup partagé cette passion avec les jeunes de sa commune.

Par ailleurs, membre fondateur du groupe Katrépis, il a offert à la Guyane lors de prestations relevées la démonstration d’un savoir-faire dans l’art de battre le tambour. Du reste, dans le groupe Katrépis, c’était lui le responsable de la section tambour.

Cet instrument, il en avait exploré toutes les facettes

Les habitants se souviennent :

"De sa maison, Raymond Gustave faisait un appel au tambour et s’ensuivait la réponse des autres, de chez eux également."

Raymond Gustave ou la joie de vivre

De l’avis de tous, Raymond Gustave incarnait la joie de vivre, son fils Jean-Michel Gustave confirme :

"Déjà, a té lajwa de viv. A roun mouché ki randé bokou moun servis annan komin-an paraport-a so travay lamékanik ké dòt kichoz é anplis, ké mo papa, Katrépis anprann nou tout bat tanbou. Koté familyal, a té roun papa siper, oun papa ki fè nou tout grandi, i anprann nou aprésyé lanatir, lachas, lapèch … Tout frè-ya, labati, tousa, nou anprann tout ké nou papa. I té toujou gen oun sèl palò mo papa té kontan di : Anyen ki pa ka konté. Randé moun servis pou moun-an randé’w servis."

A sa ki bèl palò !