Une première au plan national, en 2021 une communauté thérapeutique accueillera les femmes souffrant d'addictions à Awala-Yalimapo

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Le bâtiment de la future communauté thérapeutique d'Awala-Yalimapo
Le bâtiment de la future communauté thérapeutique d'Awala-Yalimapo ©MM Ponet
Depuis un peu plus d’un an, le bâtiment d'accueil d'une communauté thérapeutique exclusivement dédiée aux femmes souffrant d’addictions est en construction à Awala Yalimapo. Un point d’étape a été réalisé par les architectes et les porteurs du projet.

 
Depuis un peu plus d’un an, une communauté thérapeutique exclusivement dédiée aux femmes souffrant d’addiction est en construction à Awala Yalimapo.
 

Première initiative du genre portée par le Ministère de la Santé

La semaine dernière, un point d’étape était réalisé par les architectes et les porteurs du projet. L’occasion de mieux comprendre cette initiative unique en France et donc en Outre mer, portée par le Ministère de la Santé.
D’ici novembre 2021, les bâtiments flambant neufs entièrement construits en bois de Guyane pourront accueillir 20 femmes souffrant d’addictions. Les femmes toxicodépendantes constituent un public particulièrement fragile, notamment les mères. 
Visite de chantier de la construction de la communauté thérapeutique à Awala-Yalimapo
Visite de chantier avec les partenaire et la Municipalité ©MMPonet
 

Un dispositif qui permet l'accueil des femmes et de leurs enfants

Et les dispositifs d’accompagnement en Guyane ne sont pas adaptés aux besoins Bien souvent, leur seule option est de quitter le territoire pour rejoindre une structure aux Antilles ou dans l’hexagone. Et les mères renoncent souvent à cette option pour pouvoir rester avec leurs enfants.
Dans cette maison 15 enfants pourront être reçus avec leur maman. 
Ce projet est mené par l’association Akatig déjà très impliquée dans le secteur. Jean Louis De Blanes, secrétaire de l’AKATIJ apporte des précisions :

Quand, ils ont choisi la Guyane on a postulé... A l'Akatig nous avions déjà des structures qui s'occupent des toxicomanes et on a fortement appuyé pour avoir ce projet...


Les programmes de un a deux ans seront basés sur des activités de groupe, sous la forme d’atelier de gestion de la vie quotidienne le matin et des séances thérapeutiques l’après midi.


20 emplois à la clé pour le bassin de l'ouest

Le maire y voit la une première réponse aux problèmes d'addictions de l’ouest mais aussi une opportunité en terme d’emplois et de développement économique.
Une vingtaine de travailleurs sociaux, d'aides soignants d'infirmières, de medecins et d'administratifs vont être recrutés. La condition posée par la Mairie que les recrutements se fassent d’abord dans le bassin de l’ouest. 
Le foncier est cédé gracieusement par la mairie d’Awala-Yalimapo, même si la bataille en terme de financement a duré près de 6 ans à cause de la particularité du foncier de la commune explique Jean Paul Ferreira, maire d’Awala-Yalimapo :

On est dans une zone d'usage collectif. Souvent les projets de cette ampleur ont du mal à s'implanter dans ces communautés là.L'AFD comme les Fonds européens ont eu du mal à comprendre l'assise foncière sur laquelle était ce projet... il a fallu les rassurer...

 
Détail du bâtiment de la communauté thérapeutique
Une structure architectural qui favorise le bois ©MM Ponet

Un batiment qui se fond dans le paysage de la petite commune de l’ouest :
 

Les demandes de la mairie était de faire une architecture intégrée avec le plus de bois possible et pas trop haute. On est sur du rez de chaussée avec une ossature bois et une façade en bois quasiment à 100%.

Eric Lepelletier Architecte Maitre d’œuvre


Un projet d'envergure de 6 millions d’euros, financé par l’Agence francaise de developpement et les fonds européens et soutenu par l’ARS et la CTG.
La fin des travaux est prévue en novembre 2021.
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