Qu'en est-il de l'endettement des ménages en Guyane avec la crise du coronavirus?

famille guyane
Les nouveaux locaux de l'IEDOM
Les nouveaux locaux de l'IEDOM ©Frédéric Larzabal

La réduction de la consommation durant cette crise sanitaire a été compensée par une épargne dite « forcée » puisqu’elle n’a pas été dépensée, reflétant ainsi la réduction de l’activité économique. L'endettement des ménages n'a pas augmenté mais plutôt diminué selon l'IEDOM.

Sur les 10 derniers mois, l’épargne des ménages en outremer s’est inscrite en forte hausse par rapport à 2019. En Guyane et plus globalement dans les départements et collectivités d’Outre-Mer de la  zone Euro, l’épargne a augmenté. Plus 3 % pour la Guadeloupe notamment. Autre indicateur fort : les dépôts à vue ont fortement augmenté. Plus 8% dans tout l’Outre-Mer, sauf en Guadeloupe.  C’est-à-dire, les comptes courant ou les comptes chèque. Ces comptes en banque desquels vous retirez tous les jours de l’argent.
Attention il faut les différencier des comptes épargne qui dépassent les 8 % d’augmentation en outremer toujours.

Globalement moins d'endettement et l'épargne en hausse

En Guyane, les recours aux livrets A, livret jeune et épargne populaire sont en hausse ces derniers mois, tout comme les placements en liquide.
Le contexte d’incertitude lié à la crise sanitaire explique cette tendance selon l’IEDOM, l’institut d’émission des départements d’Outre-Mer. Concrètement comment se portent les ménages et leur pouvoir d’achat ?
1,2 milliards d’euros de crédit sont en cours pour les ménages guyanais, dont 1 milliard d’euros consacrés aux prêts immobiliers.
Les crédits à la consommation sont en forte baisse sur le dernier trimestre 2020 de moins 22%. Les ménages continuent de demander des financements pour leurs projets immobiliers, ce secteur se porte bien. Derniers points et pas des moindre, l’endettement chez nous en Guyane ne reflète pas la tendance nationale. Les ménages ont traversé la crise sans cumuler les crédits. Fin 2020, notre territoire compte 60% de ménages surendettés en moins, tout comme les dossiers d’interdits bancaires en net recul de 16%.
Une commission de surendettement doit se réunir en présence de la préfecture fin février.