Les trois militaires décédés dans une galerie d'orpaillage illégal, auraient succombé à une intoxication au monoxyde de carbone.

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Militaires décédés galerie orpaillage
Cela fait presque un an jour pour jour : le 17 juillet 2019, 3 militaires du 19ème régiment de génie de Besançon trouvaient la mort dans une galerie d’orpaillage illégal. Ils ont vraisemblablement succombé à une intoxication au monoxyde de carbone. Les résultats de l'enquête ont été révélés. 
Cela fait presque un an jour pour jour : le 17 juillet 2019, 3 militaires du 19ème régiment de génie de Besançon trouvent la mort dans une galerie d’orpaillage illégal, dans le secteur de Saint Jean Petit Abounami, à Papaïchton. Les 3 hommes, jeunes et en bonne santé, avaient succombé à une intoxication. 5 autres avaient été blessés. Ce matin, le procureur de la République de Cayenne a écrit un communiqué, pour faire le point sur l’enquête. Les trois militaires ont vraisemblablement succombé à une intoxication au monoxyde de carbone.
 

Rappel des faits 

Ce jour-là, le groupe Fouille opérationnelle spécialisée du 19ème régiment de génie doit détruire des galeries et des puits illégaux. A 11h30, puis à 15h15, la galerie numéro 5 fait l’objet de 2 destructions, par explosif. Ensuite, à 16 heures, un sous-officier descend dans la galerie 6 avec des explosifs. La galerie est profonde de 70 mètres, et elle est obstruée par un éboulement à 21 mètres de l’entrée. Un autre sous-officier le rejoint, et constate que son camarade est inconscient. Il appelle à l’aide. 3 hommes vont descendre, puis 3 autres. Au final, 3 corps seront remontés. Et 5 militaires seront blessés, intoxiqués et évacués.
 

L'enquête n'est pas terminée

Les pompiers ont utilisé des fumigènes pendant l’enquête : il a été établi que la 1ère galerie détruite correspondait avec la seconde. Les gaz générés par les explosions, le matin et en début d’après-midi, ont pu rester stagnants dans les galeries, et provoqué une intoxication… on rappelle que le monoxyde de carbone est inodore. Ces hypothèses ont été confirmées par les médecins légistes… et par la direction générale de l’armement : les explosions génèrent du monoxyde de carbone. L’enquête n’est pas terminée. Une information judiciaire a été ouverte contre X, pour homicides et blessures involontaires. Il s’agit de savoir si les opérations de destruction ont respecté les conditions de sécurité.
 
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