L’ex-déléguée de la Polynésie française condamnée

justice tahiti
Maeva Salmon, Juliette Fenuaiti et Marc Hélias
Maeva Salmon, ex-déléguée de la Polynésie française à Paris, Marc Hélias son ex-adjoint et Juliette Fenuaiti, femme de ménage ©DR
Maeva Salmon, l'ex-déléguée de la Polynésie française à Paris de 2007 à 2013 a été condamnée pour harcèlement moral par le Tribunal correctionnel de Paris à indemniser trois des cinq agents ayant porté plainte contre elle.
Le tribunal correctionnel de Paris a donc jugé que Maeva Salmon était coupable de harcèlement moral à l’encontre de trois plaignants sur cinq. Elle est condamné à verser à l’Etat 10 000 euros (1 million 193 000 francs Pacifique) avec sursis ainsi que 46 000 euros (environ 5 millions de  francs Pacifique) à Marc Hélias, son adjoint au moment des faits. Maeva Salmon doit aussi indemniser les deux femmes de ménage Juliette Fenuaiti et Henriette Pito pour un montant de 1500 euros chacune (180 000 francs Pacifique).
 

"Notre statut de victime est reconnu"

Pour Marc Hélias, c’est un immense soulagement. "Là on arrive au bout de la course. Aujourd’hui, notre statut de victime est reconnu. C’est une grande satisfaction, confie-t-il à la 1ère. Pendant un an et demi j’ai été malade. Cette affaire de harcèlement a eu un retentissement très fort sur ma famille. Ce jugement va nous permettre de nous reconstruire".

Caroline Tang et Marc Hélias
Caroline Tang et Marc Hélias ©CB
 

"Madame Salmon reconnue coupable"

Maître Clémence Cottineau qui a assuré la défense des cinq plaignants se félicite de ce jugement :  "c’est une très bonne décision. Les affaires de harcèlement moral viennent rarement au pénal. Même s’il y a une relaxe, l’important c’est que Madame Salmon soit reconnue coupable, confie Me Cottineau à La1ère. Caroline Tang qui était chargée de l’administration générale à la délégation au moment des faits est déçue mais contente pour ses collègues".
 

 "La montagne a accouché d'une souris"

De son côté, Me Xavier Chabeuf l’avocat de Maeva Salmon joint par La1ère estime que  "la montagne a accouché d’une souris. Cette peine est bien plus légère que ce qu’avait requis le procureur" (six mois de prison avec sursis) . Au moment où nous l’avons contacté, l’avocat n’avait pas encore pu parler à sa cliente et ne pouvait donc pas nous dire si Maeva Salmon compte faire appel ou pas. L’avocat a précisé que l’appel aurait ici un effet suspensif sur les indemnisations que Maeva Salmon est condamnée à payer.
 
Maître Xavier Chabeuf
Maître Xavier Chabeuf, l'avocat parisien de Maeva Salmon ©CB

 

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