A Londres, le nickel calédonien s'accroche à l'avertissement des Philippines

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Minerai de nickel SLN ERAMET
Minerai de nickel calédonien dans l'usine SLN Eramet de Doniambo en Nouvelle-Calédonie ©Alain Jeannin
La tentative de stabilisation des matières premières a plutôt bien fonctionné lundi à la Bourse des métaux de Londres (LME). Le nickel a effacé une partie des pertes enregistrées vendredi après le Brexit (Bristish Exit).
Lundi, le déclin des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) est resté limité, dans le sillage du référendum britannique engageant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. La progression limitée du dollar, qui pèse sur les achats de métaux de base effectués dans la monnaie américaine, a même permis au nickel de se maintenir, avant de légèrement fléchir en soirée à Londres (-0,47% à 8.950 dollars la tonne.)

La Chine rassure

Selon Robin Bahr, le directeur des analyses de la Société Générale, le métal aurait trouvé du soutien à la Bourse des métaux de Shanghai qui est restée relativement stable, à la suite des résultats du référendum britannique, tout comme l’ensemble des bourses chinoises. La Chine est le premier importateur et le premier consommateur mondial de nickel pour son industrie de l’acier inoxydable.

Les Philippines menacent de baisser leur production

Le nickel est soutenu par la principale information « spéculative » de ces derniers jours, à savoir la déclaration du nouveau président philippin, Roberto Duterte. Ce dernier, a mis en garde les sociétés minières internationales dont les installations menaceraient l’environnement. Ces compagnies pourraient se voir contraintes de cesser leur exploitation si elles ne se mettaient pas en conformité avec la législation locale. La fermeture de ces mines resserrerait davantage un marché encore excédentaire, malgré la lente décrue des stocks mondiaux de nickel dans les entrepôts de la Bourse des métaux de Londres. Les Philippines sont le premier producteur mondial de minerai, selon les dernières statistiques publiées par le Groupe d’Etude Internationale du Nickel.
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