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La Martinique s'inquiète de l'accord commercial entre l'Europe et l'Equateur sur la banane

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©JEAN-MICHEL MILLE / ONLY FRANCE
Un accord commercial a été trouvé sur la banane entre l'Union Européenne et l'Equateur, mercredi 14 décembre. Un mécanisme de sauvegarde sera appliqué pour protéger les producteurs de bananes de l'UE, notamment Outre-mer. Le député de la Martinique Louis-Joseph Manscour a exprimé ses inquiétudes.
Le Parlement européen a approuvé, mercredi 14 décembre, l'accord commercial entre l'UE et l'Equateur sur les bananes. Les eurodéputés ont donné leur consentement à une très large majorité pour que l'Equateur puisse adhérer à l'accord de libre-échange entre l'UE et la Colombie et le Pérou qui remonte à 2013. Un mécanisme de sauvegarde pour protéger les producteurs de bananes de l'UE sera toutefois appliqué.
 
L'accord commercial supprimera les droits de douane pour tous les produits industriels et de la pêche et élargira l'accès au marché des produits agricoles. Il prévoit une ouverture progressive du marché pour les biens, les services, les marchés publics et l'investissement public.
 
De nombreux députés ont souligné la nécessité d'avoir cette clause de sauvegarde spéciale pour la banane, dont l'Equateur est le premier exportateur dans l'UE (un quart des importations de bananes de l'UE).
 

Les inquiétudes de la Martinique

Certains parlementaires de France, d'Espagne et du Portugal, dont certaines Régions ultra périphériques (RUP) sont productrices de bananes, se sont montrés particulièrement attentifs à la question du petit fruit jaune.
 
Le député socialiste de la Martinique Louis-Joseph Manscour a ainsi indiqué que malgré les "avancées" liées à cette clause de sauvegarde, il ne "pouvait se résoudre" à donner son feu vert à l'accord.
 
"Cet accord avec l'Equateur, premier exportateur mondial de bananes, fait planer une menace directe sur la filière de la banane communautaire pourtant la plus propre du monde", a-t-il regretté, soulignant au passage que les concessions sur la baisse des tarifs douaniers allaient plus loin que celles accordés à l'Organisation mondiale du Commerce en 2009.
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