Municipales à Fort de France : l'opposition se dit en mesure de battre le PPM

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Opposition à FdeF
Côte à côté, Claude Lise du RDM, ancien sénateur, et Alfred Marie-Jeanne , député, président du MIM ©André Quion Quion
La ville de Fort de France dirigée par le Parti Progressiste Martiniquais depuis 68 ans, est très convoitée par l'opposition qui prône l'unité pour battre le PPM en mars 2014. L'opposition a lancé la campagne électorale dimanche matin à Fort de France.
Tous les ténors ou les représentants de la coalition opposés au PPM ont lancé la campagne des municipales de 2014 à Fort de France. En tête Francis Carole du PALIMA, à ses côtés, les autres indépendantistes du MIM dont les députés Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor, l'autonomiste Claude Lise, ancien sénateur et ancien président du conseil général, actuel secrétaire général du RDM. La coalition, s'étend aussi au Parti communiste martiniquais, au MODEMAS ou au CNCP, les autres formations indépendantistes de l'île.

Municipales à Fort de France
Indépendantistes et déçus du PPM se lancent à la conquête de Fort de France ©André Quion Quion
Tous font la même analyse, "A Fort de France, les gens sont dégoûtés", commente Alfred Marie-Jeanne. "Serge Letchimy (qui vient d'annoncer sa candidature) s'est arrangé avec Victorin Lurel, ministre des outre-mer, pour changer la date des élections à la collectivité territoriale en 2015, ce sont des nègs à blancs", lâche le communiste Michel Branchi, dimanche matin sur RLDM et APAL, les radios du MIM et du CNCP. 

Les intervenants, se disent prêts pour l'alternance à Fort de France mais ont bien pris soin de n'annoncer aucun nom, aucune tête de liste..."A nous de démontrer à tous ces jeunes qui quittent la Martinique, qu'il y a un avenir ici", dit le député Jean-Philippe Nilor, "Ce travail d'équipe à Fort de France, est un exemple pour toute la Martinique", poursuit-il.
Election FdeF
Le député Alfred Marie-Jeanne, un des principaux orateurs de ce rassemblement ©André Quion Quion
Pour sa part, Francis Carole se concentre sur les municipales : "Pas un jour sans entendre à la radio, ou lire dans les journaux, le désarroi des habitants", dit-il. Bref, les mots sont durs pour fustiger l'action du PPM à Fort de France.