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Un moniteur d'auto-école attaque l'Etat pour contravention abusive

Léandre Moreau, moniteur d'auto-école depuis 37 ans, vient de recevoir une contravention pour excès de vitesse sur la route de Sainte-Marie. Il refuse de la payer et estime que c'est l'Etat qui ne respecte pas le code de la route. Il dépose une plainte.

Léandre Moreau, moniteur d'auto-école depuis 37 ans. © J.Nodin
© J.Nodin Léandre Moreau, moniteur d'auto-école depuis 37 ans.
  • Par Joseph Nodin
  • Publié le
Léandre Moreau, est gérant et moniteur d'auto-écoles, depuis 37 ans. "J'ai créé 6 auto-écoles, 3 en France, 3 à la Martinique. J'ai terminé à la 5ème place sur 300 candidats au concours national de la prévention routière (mention très bien et félicitations du jury).

Le 29 mai 2013, sur la route de Sainte-Marie (lieu dit, belle étoile), Léandre Moreau est flashé par un radar mobile pour excès de vitesse. "Je roulais à 57km/h" dit-il. La contravention qu'il reçoit quelques jours plus tard, lui indique que la vitesse est limitée sur cette portion de route à 50 km/h car il circule en agglomération.

Lieu dit "belle étoile" : Le litige

Les autorités soutiennent que sur une distance d'environ 3 km, il existe un panneau d'entrée et un autre de fin d'agglomération. Dans ce cas précis, la vitesse est limitée à 50 km/h, comme le stipule le code de la route.
"Aucun panneau n'indique une limitation de vitesse, de surcroît, un lieu dit ne peut en aucun cas se trouver en agglomération, conteste le moniteur d'auto-école.

Léandre Moreau, s'appuie sur des textes du ministère des transports et celui de l'intérieur pour enrichir ses arguments. Il parle d'abus de l'état, car des milliers d'automobilistes seraient verbalisés à cet endroit pour excès de vitesse. "C'est une injustice" ajoute-t-il.

Le lieu dit belle étoile, sujet du litige © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Le lieu dit belle étoile, sujet du litige

Plainte contre l'état

Le plaignant, par l'intermédiaire de son avocat Gérard Dorwling-Carter, a adressé une plainte à l'officier du ministère public pour contravention abusive, non conforme à la réglementation du code de la route. En juillet 2012, ce spécialiste avait déjà été verbalisé, au même endroit, il avait contesté avec les mêmes termes et la même vigueur auprès des services de l'Etat. Il attend toujours la réponse...

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