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Conflit des bus : les chauffeurs ne sont pas prêts à reprendre le volant

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Conflit des bus
A Fort-de-France, les places de stationnement des bus sont désespérément vides ©Martinique 1ère
Le syndicat CSTM rejette l'augmentation des salaires proposée par les patrons. Proposition jugée trop faible par les grévistes et leur syndicat. Le conflit qui a débuté le 26 août dernier, risque d'entamer une nouvelle semaine, malgré les interventions du président de la région et du préfet.  
Depuis le début du conflit, le 26 août 2013, les chauffeurs des entreprises de sous-traitants et de cotraitants réclament un alignement de leurs salaires sur ceux de leurs collègues de la CFTU. Trois points bloquent la résolution du conflit au sein des entreprises de sous-traitants et de cotraitants : l'augmentation des salaires, leur paiement à date fixe et le paiement des jours de grève.

"Une revalorisation salariale de 3% est inacceptable", disent les grévistes. De leur côté, les chauffeurs de la CFTU, maintiennent leur droit de retrait tant que le confit n'est pas réglé avec leurs collègues de ce service public de transport interurbain. . Le point Aurélie Treuil et Marc François Calmo.
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La prise de position de Serge Letchimy, président du conseil régional :

Depuis le 26 août 2013, une grève paralyse le service public du transport assuré par la CFTU dans l'agglomération du centre de la Martinique.
Cette revendication sociale qui dans un premier temps a concerné salariés et employeurs des cotraitants et sous-traitants du réseau géré par le délégataire, s'est progressivement étendue à l'ensemble des opérateurs ramenant ainsi à néant les moyens de déplacement de milliers d'usagers.
Il n'est jamais souhaitable d'intervenir dans un conflit qui concerne des instances de régulation et de négociation légitimes dans leurs relations contractuelles légales.
Cependant devant la souffrance de nombreuses personnes démunies, devant l'absentéisme de nombreux écoliers, devant l'enlisement manifeste, je lance un appel à la reprise du dialogue en vue de la résolution d'un conflit qui a trop duré, et  qui accentue les difficultés quotidiennes  de nombreux martiniquais.
La collectivité régionale ne peut rester insensible à cette situation qui pénalise fortement l'économie martiniquaise, et risque d'anéantir les efforts de redressement engagés, et déjà perceptibles.
A cet effet, j'invite toutes les parties à se retrouver pour tenter de trouver toutes les voies  et les moyens raisonnables d'une sortie de conflit.
Il s'agit dans les meilleurs délais  de permettre aux milliers de martiniquais concernés par un transport public, qui a fait l'objet d'efforts importants de modernisation, de retrouver la liberté de circuler.

L'appel au dialogue de Laurent Prevost, préfet de région :

 


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