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Algues Sargasses : Le préfet constate l'ampleur du phénomène

environnement
Fabrice Rigoulet-Roze
Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de Martinique ©Martinique 1ère
Après le cafouillage de ces derniers jours, le préfet est venu soutenir les services de la mairie et les militaires à l'oeuvre au Robert pour enlever les algues sargasses. Par ailleurs, les prises de position se multiplient autour de cette invasion.
Éviter une dégradation de la situation et une augmentation de la putréfaction dans le quartier Pontalery, au Robert, explique le préfet, sur le terrain ce jeudi matin, dans la commune la plus touchée par les algues sargasses.

Ce dossier des sargasses interpelle. Après les courriers du sénateur maire du François Maurice Antiste à l’adresse des ministres de l’écologie et de la santé,  voici la prise de position de la FSM, la fédération socialiste de Martinique mais aussi celle d’un syndicat de l’éducation, le SNUIPP.
 

Catastrophe écologique, sanitaire et économique, c’est la vision du parti socialiste de Martinique qui s’adresse par courrier  aux ministres de l’outre mer, des affaires sociales et de la santé, mais aussi à la ministre de l’écologie et du développement durable. Le parti pointe du doigt le danger écologique que représente cette invasion. Danger pour les mangroves où la composition chimique de l’eau se trouve modifié.

Catastrophe sanitaire avec ces nombreux habitants du littoral atlantique qui souffrent à cause de l’émanation de gaz, l’hydrogène sulfuré que dégagent les algues sargasses. Des troubles qui ont contraints certains d’entre eux  à déménager. Grosse panne économique dans certains secteurs, notamment chez les marins-pêcheurs ou encore les plaisanciers. La filière aquacole serait aussi gravement impactée. Le parti socialiste réclame de fait des mesures exceptionnelles pour lutter contre le phénomène compte tenu des moyens insuffisants des collectivités locales. 

Même son de cloche au syndicat de l’éducation le SNUIPP qui dénonce la non prise en compte des effets toxiques qui touche  la communauté scolaire. Nombreux sont les élèves, enseignants et agents à se plaindre de picotement à la gorge, au nez, ou encore de migraines. Le syndicat estime qu’il y a atteinte  à la santé publique et réclame que les autorités rectorales et de santé prennent des mesures fermes en matière notamment de fermetures des établissements proche de ces lieux de pollution.

Pedro Monnervile
 
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