90 millions de travaux et 200 emplois à créer sur le site de l'ex Kalenda

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Ruines hôtel
Les ruines de l'ex hôtel Kalenda (Trois-ilets) ©Martinique 1ere
Le dossier de l’ex kalenda aux Trois-Ilets, ravive les tensions et surtout suscite encore des interrogations et de la curiosité. Si la destruction du site est désormais acquise, que va-t-on mettre à sa place ? Il est question d’un gigantesque complexe hôtelier avec 200 emplois.
Une chose est sûre après la destruction de l’ex Kalenda, les 2 hectares 3 du site ne resteront pas vides. Il est question d’un nouvel aménagement qui respecterait les normes environnementales notamment la végétation existante. Selon la mairie des Trois-Ilets, un nouvel établissement devrait voir le jour d’ici à deux ans. Il s’agirait d’un complexe hôtelier 4 étoiles d’une capacité de 200 à 300 chambres. Une salle de congrès est aussi prévue autour de laquelle s’érigeraient 5 bâtiments R + 5.

Ce nouvel établissement dont la finalité est de donner un nouvel élan touristique à la Pointe du Bout serait géré par une S.E.M, une Société d’Economie Mixte. Tout porte à croire qu’il s’agirait de l’EPFL, l’Etablissement Public Foncier Local, nouvellement crée qui est en fait une émanation du Conseil Régional, dont la spécialité est la reprise du foncier des établissements hôteliers pour leur donner une seconde vie. Cet établissement peut ainsi bénéficier de subventions via la collectivité régionale notamment.

Promesse de création de 200 emplois

Le dossier de reprise de l’ex Kalenda, a suscité l’appétit de 26 entreprises, mais seuls 3 promoteurs ont établi un projet. Parmi ces promoteurs, 2 locaux et 1 parisien. Et c’est ce dernier, l’investisseur parisien spécialiste en BTP qui a été retenu à la fois par le Conseil Régional via  l'EPFL et la mairie des Trois-Ilets. Les arguments avancés tournent autour de la création de 200 emplois et une promesse d’injecter près de 90 millions d’euros pour les travaux. L’un des promoteurs locaux présentant des garanties d’acquisition et malgré le soutien de l’organisme Atout France, spécialisé en matière de tourisme, n’a pas été retenu.
 
Atout France qui, par ailleurs, a fait des préconisations spécifiques en matière d’aménagement de la Pointe du bout. Dans les arcanes de ce dossier pour le moins épique et qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, certains professionnels craignent que les promesses ne soient pas tenues et que ce complexe hôtelier présenté en grande pompe ne se transforme à terme qu’en résidences touristiques vouées à la vente individuelle. Affaire à suivre…